Pourquoi si peu d’alcooliques se font soigner ?

Pourquoi y a-t-il si peu de malades alcooliques qui se font soigner ?
On peut noter surtout la méconnaissance de la maladie alcoolique.

En général, on ne repère une personne alcoolique que lorsqu’elle en arrive à des extrêmes violents : se battre, tomber, commettre des délits.

De plus souvent on minimise l’alcoolisation d’une personne : « il avait pas mal de raison de boire avec tous ses ennuis, quand ça ira mieux, il arrêtera« …

De plus les malades alcooliques les plus dépendants ont acquis une telle tolérance à l’alcool, qu’il est souvent difficile de savoir si une personne a vraiment bu ou pas..

Il y a des signes qui ne trompent pas, mais on ne les relève pas souvent car on ne connaît pas le comportement d’un malade alcoolique et on a du mal à penser qu’une personne connue peut être malade alcoolique.

Puisque nous parlons souvent du déni, là on se trouve aussi devant le déni de la population face à la maladie alcoolique, notamment chez des proches de malades….

Il faut vraiment qu’une personne vivant avec ce malade soit amenée à souffrir physiquement ou psychologiquement de l’alcoolisme de leur proche pour commencer à réagir et à comprendre qu’il boit beaucoup trop…

De plus les dépendants ne boivent pas non plus forcément tous les jours, ce qui peut aussi tromper l’entourage.

 

Les effets néfastes de la dépendance à l’alcool sur l’état médical sont, eux aussi, insuffisamment repérés. Ils expliquent parfois la passivité des personnes concernées ou de leur entourage face à une consommation d’alcool pathologique.

Tout ça fait que beaucoup de malades alcooliques ne sont pas repérés avant qu’ils ne subissent de graves problèmes de santé.

Un questionnaire de dépistage simple permet de repérer les addictions à l’alcool. Une réponse positive à l’une des quatre questions suivantes est évocatrice d’une difficulté avec l’alcool:

  • avez-vous déjà essayé de diminuer votre consommation d’alcool ?
  •  votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation d’alcool ?
  • avez-vous l’impression que vous buvez trop ?
  • vous arrive-t-il de boire dès le matin ?

La généralisation de ce questionnaire est proposée par la Société française d’alcoologie. Elle permettrait que plus de personnes en difficulté soient repérées et donc soignées plus vite !

Il a bien été montré qu’en France la culture de l’alcool et de l’art de vivre rend moins vigilant aux signes de la dépendance.

Tout ça fait qu’on ne quitte que difficilement le déni collectif qui donne aussi le jour au déni individuel. « Mais non , je ne suis pas alcoolique, les copains boivent autant que moi »

Les personnes en difficulté avec l’alcool sont ainsi exposées à un double déni. Leur maladie n’est pas considérée comme une vraie maladie, mais parfois comme un manque de volonté, un «vice» ou une «faiblesse»

Une approche médicale, sans reproche ni complaisance, est la seule souhaitable. Elle permettra au plus grand nombre de connaître les risques de dépendance !

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Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
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