Arrêter de boire : le fameux déclic

Ce déclic qui nous pousse enfin à trouver une solution pour arrêter l’alcool, tout le monde en parle mais il est très dur à définir, étant très différent pour chacun.

Le déclic pour arrêter de boire

Si vous voulez parler du moment ou du pourquoi vous avez eu ce déclic ce peut être encourageant pour ceux qui ne l’ont pas encore eu.


Je mets un texte du docteur Gonnet qui en parle, en introduction à ce débat:

« En fait, un jour, un évènement va se produire dans la vie du sujet qui va mettre à bas d’un seul coup la complexe construction défensive élaborée pour pouvoir vivre avec sa dépendance. Le fragile château de cartes s’effondre.

C’est le « déclic » de certains, le « toucher son fond » d’autres. Quoi qu’il en soit, c’est un moment crucial, dramatique, mystérieux.

Crucial car à partir de là tout ce qui œuvrait dans la compulsion de répétition va être mis à bas. C’est comme si, parvenu au fond de lui, le sujet pouvait enfin trouver une assise stable sur laquelle il allait pouvoir construire.

Dramatique car bien souvent, ce n’est que lorsqu’il aura tout perdu qu’il ne pourra que gagner. Le sujet se déteste tellement qu’il va pouvoir enfin commencer à s’aimer : « soit tu te balances par la fenêtre, soit tu changes tout, mais tu ne peux plus continuer comme cela ». Tout le problème, le seul et l’unique, se résume à cela: pourvu que la mort omniprésente dans l’addiction, n’empêche pas ce rendez-vous !

Mystérieux car les pires pertes, parfois, ne déclenchent aucune prise de conscience, alors qu’un incident, en apparence anodin, peut avoir cette fonction. C’est un évènement « signifiant » qui a du sens pour le sujet, et pour lui seul. Il est imprévisible pour le thérapeute et défie parfois toute analyse. Sans doute cet évènement parle-t-il parfois dans des zones très profondément refoulées de l’inconscient du sujet.

Quoiqu’il en soit, et c’est en cela que l’addictologie moderne est une des spécialités médicales les plus efficaces, lorsqu’il en est arrivé à ce stade, quelle que soit la durée, parfois le nombre de rechutes, un processus de vie d’une force fabuleuse s’est mis en marche.

Il va être le moteur de tous les changements d’une vie, d’abord sans alcool, vers une vie ultérieure hors alcool où jamais l’alcool (ou tout autre produit ou comportement), le deuil en étant fait, ne sera et n’a jamais été médiateur.

© Docteur François Gonnet

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