Ces malades de l’alcool dont on parle si peu : les proches !

C’est le cas des proches d’un malade alcoolique qui vivent au jour le jour une souffrance sans nom, une souffrance que personne ne pensent à soigner ni à prendre en charge et qui se demandent quoi faire avec leur malade alcoolique pour l’aider, alors qu’il faudrait qu’ils pensent s’aider d’abord eux-mêmes !

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Ces malades de l’alcool dont on parle peu…..

Toute la famille se construit autour de l’alcoolisme de la personne concernée, le conjoint, les enfants, les parents souvent. Ils n’ont plus qu’un centre du monde : l’alcoolique.

Le plus gros problème de ces familles bâties autour de l’alcool c’est de ne pas en parler, ils ont honte, comme si le fait de vivre avec un malade alcoolique était de leur faute.

D’ailleurs le malade alcoolique leur dit et leur redit que s’il est alcoolique c’est à cause de ses proches, ce qui est entièrement faux.

Ils sont persuadés de ne pas l’aider comme il faut, ils vivent dans la culpabilité et dans la peur.

Car cette peur prend très vite le pouvoir dans ces familles.  Le malade alcoolique, ne supportant aucune frustration, va vite faire régner sa terreur et ces personnes vivent l’enfer…..

Pour en sortir, ils vont voir le médecin qui leur prescrit des anxiolytiques, des antidépresseurs ou autres médicaments pour essayer de les ramener dans une vie normale, ce qui n’est bien sûr pas possible.

Il y a quelques groupes de paroles pour les proches, mais ils sont largement insuffisants ou alors mal informés.

 

Ils ne peuvent que se battre seuls et souvent la solution choisie est le divorce faute d’avoir eu la possibilité d’être entendus et aidés pour envisager autre chose.

Ils subissent parfois même une certaine déstructuration de leur personnalité, problème dont les enfants souffrent aussi.

Il serait temps de se pencher vraiment sérieusement sur les proches des malades alcooliques, car même s’il n’y en a pas assez, beaucoup de choses sont mises en place pour le malade alcoolique, mais pour ceux qui vivent l’alcool à travers lui, il n’y a pas grand chose !

J’ai fait un résumé rapide de la problématique des proches d’un malade alcoolique, pas forcément d’un codépendant, non, simplement un proche qui partage leur vie quotidienne.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? Alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous :

Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
https://www.facebook.com/ghyslaine.gimenes

2 réponses sur “Ces malades de l’alcool dont on parle si peu : les proches !”

  1. AUX RACINES DU MAL

    October 4, 2018

    Préambule pour les membres de l’entourage et tous les usagers et patients lecteurs des forums :

    Ne nous laissons pas faire nous pouvons être aidants sans être complices.

    Croyez vous vraiment que la seule façon que nous ayons de les aider c’est d’attendre en silence qu’ils touchent le fond et qu’ils ressentent ou pas ce fameux déclic ?

    Allons-nous encore longtemps supporter en silence cette image archaïque de l’alcoolisme qui sert à justifier notre mise à l’écart des parcours de soins.

    Nous devons prendre conscience que la part la plus évidemment transmissible de cette maladie à l’entourage et à nos enfants, c’est la culpabilité savamment entretenue par ce silence catalyseur de nos détresses.

    Lisez ici l’ article et en particulier le paragraphe « une maladie familiale » qui me fait réagir et interpeller le système de santé. Il a été publié en 2007 dans une revue pour l’éducation à la santé.

    Et il met je crois en lumière les racines du mal :

    Les mots en co et parmi ceux-ci celui introduit dans l’article cité est le plus dégueulasse : co-alcoolique.

    A coup de « peut-être » et de « très souvent » la complicité de l’entourage devient une évidence jusqu’à nous décrire fréquemment pourvoyeurs « jusqu’à ce que mort s’en suive » ne laissant à nos enfants dans leurs futurs que le choix d’épouser une personne alcoolique pour expier nos fautes …

    Ne pas dénoncer ces propos, ne pas dire qu’ils sont le terreau de notre impuissance collective, est une ignominie.

    A chacun d’entre vous médecins, soignants je pose la question suivante :

    Etes-vous conscients que chacun de vos silences vis-à-vis de l’entourage fait de vous individuellement et collectivement des co-tortionnaires ?

  2. Cette idée si communément admise, cette phrase répétée à l’envie :

    « Vous n’y pouvez rien »

    La métaphore qu’elle m’inspire c’est celle de ce coin en bois que les bûcherons enfonçaient dans les souches. Les coups portés en cadence : ces injonctions sans moyens « protégez-vous » « protégez vos enfants » « ne les transformés pas en sentinelle » « vivez normalement ». L’humidité entretenue pour faire gonfler le bois : le silence des médecins, le maintien à distance, l’absence de dialogue. A la fin tout comme la souche le couple éclate.

    Est-ce uniquement lié comme on le lis souvent à l’apparition de l’alcool ou bien existe il peut-être un biais dans l’analyse des experts ?

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