La solitude avec alcool et sans alcool

Quand l’alcool entre dans notre vie et c’est une solitude qui se crée : la solitude de l’alcoolique, une solitude recherchée, voulue, espérée mais encore plus destructrice car on la souhaite pour nous permettre de boire en toute tranquillité.

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La solitude avec alcool et sans alcool

Lorsque nous sortons enfin la tête de l’alcool, la solitude destructrice n’est plus mais en voici une autre que nous ne connaissons pas, nous la supposons toxique puisque par définition et depuis notre plus tendre enfance, solitude = souffrance.

Et pourtant, c’est une solitude sereine,une solitude réparatrice qui se fait jour à partir du moment où l’on sait s’en servir.

Cette solitude n’est pas de l’ennui, on confond souvent les deux, cette solitude est le moyen d’être enfin face a soi même et c’est là qu’elle nous fait peur !

Ne plus avoir peur de soi,ne plus avoir peur de se découvrir est le premier pas pour accepter cette « solitude » que je met entre guillemets parce qu’elle n’est plus « solitude » mais « amour de soi ».

Etre a l’écoute de soi, se faire plaisir rien qu’à soi, faire en fonction de soi, se donner du temps pour soi, c’est dans cet solitude que l’on peut réfléchir, se remettre en question, regarder l’avenir, rectifier le passé et enfin aller de l’avant.

Si l’on est pas seul pour faire se travail, alors on est obligé de prendre en compte l’autre ce qui fausse notre découverte profonde.

Plus tard, cette solitude, nous la recherchons, un moyen de recharger ses batteries,  de se ressourcer, de faire le point.

 

En début d’abstinence, cette solitude est dure a vivre parce qu’on la ressent négativement, on se sent isolée, abandonnée par tous, pas d’envie, pas de plaisir, pas de projets …. semble t’il parce qu’en fait, au fond de soi, tout est entrain de se mettre en place et c’est justement dans la solitude et grâce a cette solitude que tout peut se préparer et se mettre lentement en place !

Souffrez vous de cette solitude ou au contraire en avez vous besoin ?

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? Alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous :

Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
https://www.facebook.com/ghyslaine.gimenes

4 réponses sur “La solitude avec alcool et sans alcool”

  1. Bravo à tous et merci pour vos témoignages qui m’encouragent et me donnent la force de poursuivre (25e jour d’abstinence après 16 ans d’enfer).

  2. Très intéressant tout ce que tu dis, je le partage tout à fait, cette solitude j’en ai aussi un énorme besoin.
    Le pire c’est que les malades alcooliques qui boivent en groupe, sont aussi très seuls, car si on écoute bien leur prétendu dialogue, il s’agit en fait d’un monologue, chacun parlant pour soi sans écouter les autres……

  3. Bonsoir,

    je lis avec intérêt cet article dans lequel je me reconnais parfaitement…
    Après avoir touché le fond, consommation quotidienne d’alcool sans limite, chômage car incapable de garder un travail, problème d’argent pour financer la boisson, célibat, solitude et isolement de plus en plus prononcés, pour pouvoir boire en toute tranquillité comme vous dites, et aussi parce-que de plus en plus déconnecté du « monde réel » et des gens « normaux », et enfin un accident de voiture qui a été le déclencheur.

    Suite à cet accident je suis allé voir un toubib pour me faire prescrire un traitement et j’ai coupé tout contact avec mes « potes » de boisson. Qui, à part un seul, n’ont jamais chercher à prendre de mes nouvelles…

    Et comme vous dites, je suis passé d’une solitude destructrice à une solitude sereine et réparatrice. Effectivement un peu dure à vivre au début. Mais très vite l’abstinence nous fait passer du chaos de l’alcool à un calme très appréciable qui permet de retrouver ses sens, sa lucidité, d’y voir plus clair, de se repasser le film à l’envers. Le constat est amer, beaucoup de temps perdu, pour rien… Puis doucement on recommence à aller de l’avant. Petit à petit.

    Pendant quelques mois le seul contact humain que j’ai eu était celui avec mon psy lors de mes 2 séances hebdomadaires et quelques repas de famille. Ce n’était pas facile tous les jours mais c’était un peu le prix à payer pour m’en sortir. Je me sentais trop fragile pour ressortir, trop peur de retomber.
    Pour palier à cette solitude j’ai passé énormément de temps sur un autre forum de MA avec une belle communauté très tolérante, faite uniquement de MA, qui m’a été d’un grand secours dans mon combat contre l’alcool. Je leur dois une fière chandelle.

    Puis, au fil des mois et des années, j’ai repris le sport, retrouvé un travail, trouvé une compagne, suis devenu papa.

    Et donc pour répondre à votre question, cette solitude, j’en ai encore besoin aujourd’hui. Pour me retrouver, souffler, faire le point, etc.
    Ce qui devient malheureusement de plus en plus difficile (boulot, en couple, papa) et aussi parfois mal compris par ma compagne. Mais oui c’est vital et j’essaie autant que je peux de me trouver des moments rien qu’à moi, quand tout le monde est couché par exemple… Ca rétrécie le temps de sommeil mais c’est vital pour moi.

    Merci pour vos articles.
    Jeanaimarredeboire (mon ancien pseudo !)

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