Alcoolisme et dépendance psychologique

La dépendance psychologique peut durer beaucoup plus longtemps que la dépendance physique, des années, voire toute la vie.

La Dépendance Psychologique dans l'Alcool
La Dépendance Psychologique dans l’Alcool

Elle repose davantage sur les caractéristiques de l’individu (habitudes, états affectifs, styles de vie) que sur la substance elle-même.

C’est le souvenir du plaisir associé à l’objet de notre dépendance auquel la personne repense souvent avec nostalgie.

Parfois aussi, la réapparition d’un mal-être que la consommation visait à supprimer pousse la personne à rechuter. Elle peut aussi demeurer dépendante par crainte du douloureux sevrage qu’il l’attend si elle cesse la consommation.

La dépendance psychologique est souvent définie par le mot anglais  » craving  » qui traduit bien l’envie extrême de consommer et de ressentir les effets du produit. Le craving s’apparente aux sensation physiologique de faim et de soif.

L’apprentissage conditionné s’effectuant inconsciemment lors de la prise d’une drogue est aussi un facteur psychologique favorisant la dépendance.

Des stimuli endogènes et environnementaux s’associent à la substance convoitée et acquièrent ainsi le pouvoir d’activer seuls le craving. Chez un toxicomane, l’environnement qui entoure les injections revêt donc une extrême importance.

Des rechutes (Voir notre article sur la rechute) peuvent alors être provoquées par la seule mise en contact de cet environnement associé à la drogue (bouteilles d’alcool, lieux de consommation…), mais aussi par la consommation d’une petite quantité de drogue, le stress, ou même des émotions subjectives associées jadis à la prise de drogue.

 

Un bon exemple de substances qui n’entraînent aucun manque physique, mais provoque cependant une dépendance psychique très intense, est la cocaïne ainsi que les amphétamines.

Les études neurobiochimiques ont fait du circuit de la récompense un substratum important de la dépendance psychologique. Ceci dit, plusieurs théories explicatives sont encore débattues en ce qui concerne les mécanismes de la dépendance.

Réussir le sevrage d’une personne dépendante n’est pas chose banale. En effet, on sait que la consommation répétée d’une drogue court-circuite la neurotransmission normale du circuit de la récompense. Le cerveau d’une personne dépendante s’adapte donc à cet apport extérieur régulier de substance psychoactive en modifiant la production de certains de ses neurotransmetteurs. Le syndrome du sevrage survient lorsque cesse soudainement cet apport extérieur. L’organisme, qui a désactivé certaines de ses voies métaboliques, va alors prendre un certain temps avant de rétablir l’équilibre de ses neurotransmetteurs.

Deux solution s’offrent alors pour faire disparaître la douleur associée au sevrage : reprendre de la drogue et laisser la dépendance s’installer encore davantage ; ou laisser le temps à l’organisme (de quelques jours à quelques semaines) pour rétablir l’équilibre de ses neurotransmetteurs cérébraux et avoir ainsi des chances de sortir du cercle vicieux des dépendances.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? des questions ? Alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous :

Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
https://www.facebook.com/ghyslaine.gimenes

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