Alcoolisme et Cancers : Quelques chiffres

L’alcool est cancérigène chez l’être humain et il augmente le risque de cancers de la bouche, de l’œsophage, du larynx (voies aérodigestives supérieures), du foie, du sein chez la femme et dans une moindre mesure, de l’estomac, du colon et du rectum selon une relation.

Alcool et Cancers - Quelques chiffres
Alcool et Cancers – Quelques chiffres

Le taux annuel de décès par cancers liés à l’alcool (cancers de la bouche, de l’œsophage, de la gorge et du foie) passe de 14 décès pour 100 000 chez les hommes d’âge moyen ne buvant pas, à 50 pour 100 000 pour une consommation de quatre verres ou plus (40 g d’alcool) par jour.

Il existe aujourd’hui des preuves montrant que l’alcool augmente le risque de cancer du sein chez la femme.

À partir de 80 ans, le risque passe de 88 pour 1 000 femmes non consommatrices d’alcool à 133 pour 1 000 femmes consommant six verres (60 g) par jour.

Il est possible que l’alcool augmente le risque de cancer du sein en augmentant les taux d’hormones sexuelles, connues pour être un facteur de risque du cancer du sein.

Une méta-analyse de données originales issues de neuf études cas-témoins a révélé que les personnes qui consommaient de l’alcool avait un risque moindre de développer certains lymphomes non hodgkiniens, mais pas tous (un groupe hétérogène caractérisé par une transformation maligne des cellules lymphoïdes saines).

La réduction du risque n’était pas liée au niveau de consommation d’alcool et les anciens buveurs étaient autant à risque que les personnes qui n’avaient jamais bu.

Il reste à découvrir dans quelle mesure ces résultats pourraient être expliqués par des facteurs confondants.

 

En outre, comme précisé plus haut, il existe un lien constant entre l’alcool et le cancer du poumon , sans doute du au tabagisme qui va généralement de paire.

Des études ont aussi été menées pour savoir si l’alcool est génotoxique ou mutagène, c’est-à-dire s’il a la faculté d’induire des mutations permanentes dans la façon dont les cellules, les tissus et les organes fonctionnent, ce qui peut contribuer au développement d’un cancer.

Un certain nombre d’études ont suggéré que l’alcool avait un faible potentiel génotoxique suite à des modifications métaboliques.

Bien que l’importance de ce phénomène ne soit pas clair le Bureau européen des produits chimiques de la Commission européenne a proposé, mais non encore décidé, de classer l’éthanol comme mutagène de catégorie 2 (substances qui doivent être considérées comme mutagènes pour l’homme) selon le système de classification (Commission européenne, 2005) de la Directive sur les substances dangereuses (67/548/EEC)(33).

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