Femme Enceinte – C’est la tolérance zéro alcool

Les preuves dont on dispose actuellement corroborent la conclusion selon laquelle les femmes qui boivent beaucoup pendant la grossesse peuvent avoir des enfants présentant les traits du SAFSyndrome de l’Alcoolisme Fœtal.

Femme Enceinte - C'est la tolérance zéro alcool
Femme Enceinte – C’est la tolérance zéro alcool

Étant donné les dommages éventuels causés au foetus, certains professionnels de la santé conseillent aux femmes enceintes de s’abstenir.

Toutefois, on n’a pu démontrer d’une façon systématique que la consommation faible à moyenne de boissons alcoolisées par la mère (p.ex., jusqu’à deux verres par jour) pouvait causer des dommages au foetus ou à l’enfant.

Malgré l’ambiguïté que pose l’incidence de la faible consommation, certains professionnels de la santé, prestateurs de services sociaux et bien des gens ordinaires croient à tort que le SAF et chaque anomalie sont inévitables, même lorsque la consommation est faible.

Cette perception peut avoir plusieurs conséquences non souhaitables, notamment :

  • étiqueter à tort les enfants, les stigmatiser pour toujours.
  • culpabiliser les parents en leur faisant croire que la consommation de petites quantités de boissons alcoolisées a causé des anomalies qui étaient en fait dues à d’autres facteurs.
  • causer une angoisse exagérée chez les femmes enceintes et leur famille.
  • restreindre la crédibilité des données sur les autres effets néfastes connus sur la santé que pose la consommation excessive d’alcool.

Par contre, il faut prendre les mesures nécessaires pour contrer le SAF. Autrement :

  • le nombre d’enfants atteints du SAF à la naissance risque d’augmenter inutilement,
  • on pourrait donner aux enfants atteints du SAF et à leur famille des diagnostics, des traitements et un soutien qui sont contre-indiqués.
  • on manquerait de donner aux femmes enceintes qui ont des problèmes d’alcoolisme ou de toxicomanie des occasions d’accéder aux services de traitement.

En l’absence d’une limite scientifiquement établie au-delà de laquelle la consommation de boissons alcoolisées pose un risque majeur pour la santé du foetus, les prestateurs de service ne peuvent donner des conseils uniformes et valides aux femmes et à leur partenaire sur la quantité d’alcool à consommer .

Actuellement, les prestateurs de service recommandent une consommation allant de l’abstinence à la consommation , selon leur point de vue personnel, mais ils ne peuvent se fonder sur un continuum homologué scientifiquement sur la consommation et le risque d’effets nocifs.

 

Souvent, cette situation aide peu les clients et, comme indiqué plus haut, même les conseils les plus prudents risquent de causer des dommages non intentionnels à la mère, à l’enfant ou à la famille.

Néanmoins, les femmes enceintes, les femmes qui prévoient devenir enceintes et leur partenaire ne devraient pas dépasser les limites proposées pour tous les buveurs. Pour éviter tous les risques que posent les effets de l’alcoolisme foetal, il vaut mieux réduire sa consommation et il vaut encore mieux ne rien boire.

Attention limitée à l’alcool

Même s’il est incontestable que les enfants présentant les caractéristiques du SAF naissent uniquement de mères qui consomment des boissons alcoolisées pendant la grossesse, il est aussi évident que ces mères sont soumises à d’autres conditions néfastes qui sont d’importants facteurs dans bien des cas, notamment : une mauvaise alimentation, la pauvreté, l’usage du tabac, l’usage de drogues illicites, la violence, des problèmes obstétricaux par le passé, un manque de soins prénatals.

Par conséquent, le SAF n’est pas simplement un problème d’alcoolisme mais une question complexe, prenant racine dans les conditions socio-économiques sous-jacentes qui influencent sur tous les aspects de la santé de la mère et de l’enfant.

Attention limitée à la femme

Dans bien des cas de SAF où l’on dispose de données sur le père, celui-ci est décrit comme un buveur excessif ou dépendant à l’égard de l’alcool. Ainsi, certains facteurs contribuant au SAF peuvent provenir de l’homme. Ils peuvent être d’ordre biologique, des dommages étant causés aux spermatozoïdes, ou physique et psychologique, par la violence ou une autre forme d’abus de la mère.

Par ailleurs, il faut reconnaître et supporter l’influence positive que l’homme peut avoir sur la consommation de boissons alcoolisées de sa partenaire.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? des questions ? Alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous :

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