Abstinence et Alcoolisme : Que faire en cas de rechute?

Il est important de poser un regard nuancé sur une rechute tout en prenant la situation au sérieux sans se laisser décourager.


Pour les Personnes en situation de rechute

 L’important est de ne pas rester seul-e en se repliant sur soi!

Des services spécialisés en alcoologie, des médecins et des groupes d’entraide peuvent apporter de l’aide et sont une bonne ré­ponse pour faire face à la rechute.

Un plan d’urgence préalablement mis sur pied permet de savoir que faire sur le moment.

Déterminer à l’avance à qui l’on va s’adresser en cas de crise (proche, spécialiste, groupe d’entraide) permet de réagir rapidement et efficacement.

Le besoin de clarifier et de déterminer à l’avance ce qui peut être fait concerne aussi bien la personne qui était dépendante que son entourage.

Il est important de comprendre pourquoi une rechute s’est produite afin de définir clairement comment on va affronter, la prochaine fois, une situation semblable sans recourir à l’alcool.

 

Le but principal est de pouvoir apprendre quelque chose de la rechute qui pourra servir dans le futur.

Lorsqu’une rechute survient, il est également important de réfléchir aux buts que l’on s’est fixés ou d’envisager d’autres méthodes pour réussir à s’abstenir d’alcool.

Dans certains cas, une rechute nécessite un nouveau sevrage physique. Il convient alors impérativement de parler avec un médecin pour savoir comment ce sevrage peut être effectué.

Le sevrage physique peut en effet entraîner des complications graves s’il n’est pas suivi médicalement.

Voir également notre article : Alcoolisme : plan d’urgence en cas de rechute

La Rechute et comportement de l’entourage

L’entourage devrait dans l’idéal parler avec la personne en situation de rechute sans l’accuser ou lui imposer quoi que ce soit.

Dans la réalité, cela n’est pas évident, ce d’autant plus que la personne en rechute est souvent dans une attitude de déni vis-à-vis de la situation.

Il est important de rappeler à la personne concernée que la manière de gérer sa rechute relève de sa propre responsabilité.

Les proches peuvent demander à la personne concernée comment elle évalue la situation et comment elle entend y faire face et peuvent lui faire des propositions («Que penses-tu de l’idée de…?»).

Mais ils ne devraient pas décider à sa place ce qu’il convient de faire.

Dans le cas d’une rechute, la colère et la déception sont des sentiments compréhensibles.

Il n’en reste pas moins important que les proches veillent à eux-mêmes et à  leur bien-être. Il ne faudrait pas que leur état dépende exclusivement de ce qui se passe pour la personne directement touchée.

Parler avec des personnes de confiance peut apporter un soulagement et l’aide de professionnel-le-s (services spécialisés dans les problèmes d’alcool) ou de groupes d’entraide peut être très bénéfique.

En outre, les proches doivent veiller à ne pas s’empêtrer à nouveau dans les anciens comportements codépendants.

Une aide spécifique par rapport à ces comportements peut être nécessaire auprès d’organismes spécialisés et de groupes d’entraide.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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