Comment l’entourage d’un malade alcoolique peut-il trouver de l’aide ?

Des millions de gens sont affectés par la consommation excessive d’alcool d’une personne de leur entourage.

Les vingt questions suivantes sont destinées à vous aider à déterminer si oui ou non vous avez besoin d’Al-Anon, groupe de parole pour l’entourage des Alcooliques Anonymes.


1. La quantité d’alcool consommé par une autre personne vous préoccupe-t-elle ?

2. Avez vous des ennuis d’argent à cause de la consommation d’alcool d’une autre personne ?

3. Mentez-vous pour cacher la consommation d’alcool de quelqu’un d’autre ?

4. Croyez-vous que si la personne qui boit vous aimait, elle cesserait de boire pour vous faire plaisir ?

5. Rejetez-vous la responsabilité de la conduite de l’alcoolique sur ses camarades ?

6. Les projets sont-ils fréquemment chambardés ou annulés, ou les repas sont-ils retardés à cause de l’alcoolique ?

 

7. Faites-vous des menaces telles que : Si tu ne cesses de boire, je vais te quitter ? »

8. Essayez-vous discrètement de sentir l’haleine de l’alcoolique ?

9. Avez-vous peur de contrarier l’alcoolique de crainte de provoquer une cuite ?

10. Avez-vous déjà été blessé ou gêné par la conduite de l’alcoolique ?

11. Les jours de congé et les rassemblements sont-ils gâchés à cause de la consommation d’alcool ?

12. Avez-vous déjà songé à demander l’aide de la police parce que vous aviez peur de la violence ?

13. Fouillez-vous pour trouver de la boisson cachée ?

14. Vous arrive-t-il souvent d’être en voiture avec un conducteur qui a bu ?

15. La peur ou l’anxiété vous font-elles refuser des invitations ?

16. Éprouvez-vous parfois un sentiment d’échec en songeant à tout ce que vous avez fait pour contrôler l’alcoolique ?

17. Pensez-vous que vos autres problèmes seraient résolus si l’alcoolique cessait de boire ?

18. Avez-vous déjà menacé de vous blesser pour effrayer l’alcoolique ?

19. Vous sentez-vous habituellement fâché, confus ou déprimé ?

20. Avez-vous l’impression que personne ne comprend vos problèmes ?

Si vous avez répondu oui à l’une de ces questions, Al-Anon ou Alateen peut vous aider.

Il est commun que les personnes qui boivent à l’excès nient que leur
consommation d’alcool constitue un problème sérieux.

De la même façon, leurs proches ont tendance à minimiser à quel point l’abus d’alcool de cette personne les a affectés eux. Dans des conditions parfois insoutenables, ils font en sorte de maintenir une certaine normalité.

Al-Anon et Alateen : l’endroit où vous pouvez trouver de l’aide…

Al‑Anon est un programme de soutien mutuel pour les gens qui vivent – ou ont vécu – avec une personne dont la consommation d’alcool a créé des problèmes pour eux-mêmes ou d’autres personnes.

Les réunions Alateen, lesquelles se tiennent dans divers endroits, sont pour les jeunes (en général des adolescents) dont la vie a été affectée par la consommation d’alcool d’une autre personne.

Bien que les membres Alateen animent leurs propres réunions, les adultes qui sont des Guides de groupe doivent s’être conformés aux exigences de sécurité et de conduite Alateen de leur Circonscription.

Lorsqu’un proche boit trop…

Quelquefois, le buveur problème est un époux ou un conjoint de fait.

D’autres fois, la consommation d’alcool d’un enfant inquiète ses parents. Dans d’autres circonstances, le buveur est – ou était – un parent, un autre membre de la famille, un collègue de travail, ou un ami.

Expliquer la maladie à de jeunes enfants

« Il est facile de nous leurrer en pensant que nos enfants ne savent pas ce qui se passe. Mais si nous sommes vraiment honnêtes, nous verrons que nos enfants savent que quelque chose va terriblement mal.

Les enfants ont une étonnante capacité de faire face à la vérité. Envelopper la maladie de mystères et de mensonges fait beaucoup plus peur qu’une conversation réaliste concernant la maladie de l’alcoolisme.

Pour expliquer la maladie à de jeunes enfants, il est bon de la comparer à une allergie. Nous pouvons souligner que l’alcoolique est malade et qu’il ne pense pas les choses qu’il dit quand il a bu.

Nous devrions prendre soin d’expliquer à nos enfants qu’ils ne sont nullement responsables de la consommation d’alcool et nous devons leur rappeler que nous les aimons. » Extrait de Comment puis-je aider mes enfants? (FP-9)

Quels types de « solutions » trouverais-je dans Al-Anon ?

Les membres Al-Anon trouvent du soutien et de la compréhension en partageant leurs expériences sur la mise en pratique des principes Al‑Anon dans leur vie quotidienne.

Cet échange entre personnes partageant des expériences semblables les aide à découvrir qu’ils ont de nouveaux choix et qu’il y a d’autres façons de penser pour faire face aux conséquences de l’abus d’alcool. Ils n’échangent pas de conseils ou de directives particulières.

Qu’en est-il de l’« anonymat » ?

L’anonymat aide à garder l’emphase sur les principes plutôt que sur les situations personnelles qui font partie du problème. Lors des réunions Al‑Anon, le statut social, professionnel ou le niveau d’éducation n’ont aucune importance.

Conformément au principe de confidentialité, vous pouvez dire ce que vous avez sur le cœur parce que tout ce qui se dit lors d’une réunion Al-Anon reste
dans cette réunion.

Vous n’avez pas à vous inquiéter qu’un membre Al-Anon se dirige vers vous dans un lieu public pour discuter de vos problèmes personnels et confidentiels.

Quelle est la différence entre les réunions « ouvertes » et « fermées » ?

Quiconque est préoccupé par la consommation d’alcool d’une autre personne est bienvenu dans n’importe quelle réunion Al‑Anon, que celle-ci soit répertoriée « ouverte » ou « fermée » dans une liste de réunions locales.

Une réunion «  fermée  » est accessible à toute personne affectée par la consommation d’alcool d’une autre personne.

Cependant, une réunion « ouverte » accueille également les invités, les étudiants et les professionnels intéressés qui souhaitent s’informer en observant une réunion Al‑Anon.

Il est demandé aux personnes qui observent une réunion Al-Anon ouverte de se conformer aux principes qui guident la participation à toutes les réunions des Groupes Familiaux Al‑Anon, et plus particulièrement aux principes de confidentialité et d’anonymat qui protègent ses membres.

Plus d’infos sur :

www.al-anon-alateen.fr

www.alcooliques-anonymes.fr

3 réponses sur “Comment l’entourage d’un malade alcoolique peut-il trouver de l’aide ?”

  1. Les usagers comme partenaires de soins en santé mentale.

    October 14, 2018
    Un usager est quelqu’un qui, à un moment de son parcours de vie, a été impliqué dans une relation de soins avec un professionnel de la santé mentale, à sa demande ou non.

    Aujourd’hui cette définition inclue de fait l’ensemble des aidants identifiés comme tels par le patient,les proches ou les professionnels, qu’ils soient ou non membres de l’entourage familial.

    Se donner réellement les moyens de ce partenariat sera pour les professionnels de la santé mentale une révolution :

    Passer de l’ère de la défiance et du silence à l’ère de la confiance et de la transparence.

    Concrètement, j’ai été tenu à l’écart malgré la légitimité évidente de mon statut d’aidant.

    Ce comportement des responsabilités médicales m’a privé de moyens pour exercer mon droit le plus fondamental et le plus cher à mes yeux :

    Prendre soin de la femme que j’aime et en ce faisant protéger ma famille.

  2. bonjour,

    mon mari est en arret longue duree suite a une depression et de gros problemes d’alcool. Il est sous baclogfene et autres medicaments pour depression. Il est alcoolique fait partie d’un groupe de parole (d’apres lui). Il part le dimanche chez un copain pour aller avec lui au groupe de parole. un jour il a eu 3.74 g d’alcool dans le sang….ila fait 3 cures. Lorsque ma plus jeune fille a commence a deprimer suite a l’alcoolisme de son pere, je l’ai fait marque sur un rapport de bilan medical (elle a guerie d’une leucemie mais est suivie chaque annee par le medecin). Ila enfin reagi et n’a plus bu pendant un an. Je pensais que c’etait gagne mais avant hier j’ai trouve deux bieres (qu’il avait oublie de ranger) sous le siege conducteur et qui se voyait de l’exterieur. J’enai trouve d’autres dans sa cachette. Je ne sais plus quoi faire ma plus jeune a v aussi ses bieres. Je ne sais pas quelle attitude adopter. Je suis perdue et deprimee

    merci de m’avoir lue

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