Sortir de l’Alcoolisme : par où commencer, où s’adresser ?

Comment se passe un sevrage et où se pratique-il ? Quelles sont les aides médicamenteuses à disposition ? En quoi consiste un traitement résidentiel ? Existe-t-il des traitements ambulatoires ? Que propose un centre spécialisé en alcoologie ? Que se passe-t-il dans un groupe d’entraide ?

Voici quelques éléments de réponse !

La première démarche pour se soigner d’une dépendance est souvent de faire un sevrage physique («désintoxication»).

Il est absolument nécessaire d’être suivi médicalement lors de cette étape car elle comporte des risques importants. Un médecin ou un service spécialisé peut vous aider à organiser votre sevrage dont la durée peut varier entre 7 et 10 jours.

Une médication peut être prescrite pour atténuer certains symptômes de manque et faciliter ainsi le sevrage.

Les services spécialisés en alcoologie proposent conseil et soutien pour toute question relative à un problème d’alcool. Ils peuvent proposer un accompagnement ambulatoire afin d’organiser un sevrage, de soutenir la personne durant le traitement ou après l’arrêt de la consommation.

Les personnes qui travaillent dans ces services sont soumises au secret professionnel et leurs prestations sont parfois gratuites.

Au-delà du sevrage physique, un accompagnement médical peut être d’une grande aide. Les médecins ont la possibilité de prescrire des médicaments qui peuvent faciliter le maintien de l’abstinence.

 

Certains de ces médicaments peuvent ainsi atténuer l’envie de boire (p. ex. le Campral (AOTAL)) ou neutraliser l’effet euphorisant de l’alcool (p. ex. le Naltrexin (naltrexone)).

L’Antabus est un médicament qui empêche la dégradation de l’alcool dans le corps et provoque, en cas de consommation d’alcool, des réactions physiques très désagréables – et dangereuses(!).

Les médicaments peuvent être utiles pour soutenir le processus, mais devraient être utilisés uniquement en association avec un accompagnement thérapeutique.

Les traitements résidentiels pratiqués dans des centres spécialisés permettent de faire une «coupure» et offrent un milieu protégé et structuré ainsi qu’un travail intensif sur soi-même.

Selon le lieu de traitement, le séjour peut durer de quelques semaines à plusieurs mois.

On peut aussi suivre un traitement ambulatoire. Dans ce cas, les personnes concernées restent dans leur environnement habituel et poursuivent leurs activités.

Un accompagnement ambulatoire peut aussi faire suite à un sevrage ou à un traitement résidentiel. La continuité est assurée par ce suivi, ce qui est important pour la prévention des rechutes.

De plus en plus souvent, quel que soit le type de traitement, les proches sont associés à la démarche de soin, pour aider la personne dépendante mais également pour faire face aux changements qu’ils doivent eux aussi vivre lorsque la personne alcoolo-dépendante arrête de boire.

On garantit ainsi à toutes les personnes concernées de pouvoir s’adapter le mieux possible à la nouvelle situation.

Il existe également des groupes d’entraide qui permettent aux personnes concernées de partager leur expérience avec d’autres personnes qui ont vécu une situation analogue.

C’est souvent un grand soulagement de se rendre compte qu’on n’est pas seul à vivre ce problème. Beaucoup se sentent particulièrement bien compris dans de tels groupes et tirent profit des expériences faites par d’autres.

Lorsque des enfants sont concernés

Vivre avec un parent alcoolodépendant est source de beaucoup de souffrance pour les enfants, même si les parents essaient de leur cacher le problème pour les protéger. Les enfants sentent que quelque chose ne va pas. Il est donc important de les aider eux aussi.

Ne pas se laisser décourager par les rechutes!

Souvent le chemin pour sortir de la dépendance est jalonné de rechutes. Il est important de ne pas se décourager. Une rechute ne signifie pas devoir recommencer à «zéro».

L’essentiel est de se ressaisir rapidement et d’en tirer des enseignements: pourquoi ai-je rechuté? Comment, la prochaine fois, pourrai-je éviter d’en arriver là? De cette manière, vous pouvez trouver des armes qui vous permettront de mieux faire face à une nouvelle situation difficile.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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