Alcoolisme : syndrome du sauveur et codépendance

On trouve cette pathologie car on peut le considérer comme tel, chez beaucoup de personnes qui ne cherchent une relation qu’avec des personnes en souffrance pour les aider à s’en sortir.


On retrouve ça aussi dans la codépendance, beaucoup d’épouses de malades alcooliques ont eu un père , un frère malades alcooliques eux même, et elles rejouent le même scénario en ne trouvant que des hommes qui boivent..

Le comportement est le même si c’est un homme qui est atteint du syndrome du sauveur.

Dans ce comportement on retrouve deux niveaux:

-Un besoin d’être reconnu et valorisé par leur capacité à aider les autres;

-On trouve aussi derrière tout ça, un besoin de pouvoir.

Le sauveur prend en charge quelqu’un de plus fragile que lui, il a ainsi un contrôle total sur lui.

Il a un rôle vital pour les malades, il prend tout en charge à la place du malade, il se rend indispensable.

 

« Ces sauveurs » sont souvent des personnes qui, même enfant , ont été les adultes de la famille, compensant les manques de celle-ci, protégeant ses parents de leurs problèmes, alcoolismes, maladies, les prenant en charge à son niveau.

Toute son enfance s’est bâtie autour de ce rôle « d’adulte » indispensable à sa famille.

Ces personnes n’ont jamais reçu la part d’amour que tout enfant recherche.

Ces enfants n’ont pas connu d’enfance,ils ont été parentifiés très tôt.

Si ces personnes ne se font pas soigner, elles seront toujours dans la quête de cet amour qui leur a manqué et rechercheront toujours quelqu’un qui pourrait avoir besoin d’être sauvé.

Quand elles ne s’intéressent plus à tous ceux qui vont mal pour les aider, on peut considérer qu’elles ont réglé leur pathologie, mais il faut souvent un temps assez long avec un psy pour en venir à bout..

Surtout que ce rôle de sauveur est très bien vu par l’entourage … »Ah, heureusement qu’il ou qu’elle est là », « on ne sais pas comment ils feraient sans elle » etc…

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
https://www.facebook.com/ghyslaine.gimenes

7 réponses sur “Alcoolisme : syndrome du sauveur et codépendance”

  1. L’acoolisme d’un proche est une familiopathie. Ses ravages sont physiques, mais aussi psychiques et relationnels.
    j’ai fait de mon mieux pour l’aider et tenter de la sauver
    sauveur aucune chance tant que nous seront tenu à l’écart du parcours de soins
    le syndrome qu’il faudrait combattre :
    Le syndrome du spectateur impuissant
    ce « vous n’y pouvez rien » si consensuel
    alibi si facile de la mise à l’écart

  2. Je me retrouve effectivement dans cette situation de « sauveur », mais je ne suis pas forcément d’accord avec les explications.
    Après à débattre.

  3. Etre accompagnant c’est un rôle nécessaire et qui aide énormément, ici, je m’adresse plutôt à des personnes qui sont dans une co dépendance, ce qui est très différent.

  4. Je ne suis pas un sauveur, mais un accompagnant.
    Après ma propre guérison en mars 2010, j’ai été content d’apporter mon expérience à d’autres malades.
    Je suis content (et fier, je ne le cache pas…) d’en avoir pris une centaine par la main pour que, comme moi, ils découvrent la fin du craving et l’indifférence à l’alcool : boire un verre ou deux ou zéro.

    1. Il faut différencier les aidants et ceux qui se prennent pour les sauveurs . On trouve chez les aidants une connaissance de la maladie et des techniques d’aide que n’a pas forcément le sauveur . Ces connaisssances l’aident à prendre le recul nécessaire pour aider vraiment.

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