Témoignage de Jacques : « On peut vivre sans alcool »

Je m’appelle Jacques, 56 ans, divorcé, je vis dans la banlieue lyonnaise.

Je vais te raconter mon histoire en quelques mots. Ma première bière j’ai dû la boire à 15 ans.

Au départ l’alcool était plutôt festif, mais petit à petit c’est devenu régulier.

Je suis réellement devenu alcoolique profond en 2012, année où mon ex-femme est décédé, et où j’ai fait un AVC un mois après. Y a-t-il un rapport ??

Les psy dise que oui, mais bon.

En 2015 la sécu m’a mis en invalidité suite à mon AVC et a une polynévrite au niveau des jambes que j’avais attrapé, donc plus de boulot, c’est-à-dire rester chez soi, seul.

Je pense que la solitude a entraîné une dépression nerveuse, donc entraîné aussi une consommation d’alcool de plus en plus forte.

Les derniers temps j’en étais arrivé à une bouteille de whisky par jour sans compter les bières fortes et le vin.

 

Fin 2016 je fais un malaise. Je me retrouve aux urgences. La, ils trouvent un peu de sang dans mon alcool ( LOL ).

Ils me proposent un sevrage que j’accepte volontiers car l’envie d’arrêter de boire était présente, il faut dire qu’à cause de l’alcool j’avais perdu tout contact avec ma famille (ma fille, mon frère).

Comme on dit vulgairement j’en avais assez mis derrière la cravate.

Suite au sevrage (7 semaines) que je pensais insuffisant, j’ai fait une demande de cure dans la Loire (5 semaines).

Il m’en fallait plus alors j’ai fait une demande pour une 2e cure en Haute-Loire (7 semaines), puis pour une troisième en Ardèche (3 mois).

Mon sevrage a débuté en février 2017 et je suis sortie de mes cures fin octobre 2017. 8 mois ça paraît long mais ça passe très vite.

L’alcoolisme est une maladie qu’il faut savoir et admettre. On en guérit jamais. À chaque moment il faut être sur le qui-vive.

J’aime à dire que je suis M.A.A.(malade alcoolique abstinent).

Je n’ai pas touché à une goutte d’alcool depuis février 2017. Je m’en porte que mieux. L’envie n’est pas là. J’ai passé les fêtes de Noël en famille, l’alcool était présent, mais je n’ai eu aucune envie.

J’espère que mon témoignage apportera quelque chose à certaines personnes et qu’il fera ouvrir les yeux à d’autres.

On peut vivre sans alcool. J’en suis une preuve vivante.

Je souhaite bonne chance et bon courage à ceux ou celles qui veulent arrêter.

Et surtout ne renoncez pas.
Amicalement.
Jacques.

2 réponses sur “Témoignage de Jacques : « On peut vivre sans alcool »”

  1. La dépression est souvent là chez ceux qui ont une consommation importante. Après avoir été le meilleur des anxiolytiques, l’alcool amène ensuite vers une profonde dépression, qui cessera dés que nous arrêterons l’alcool.
    Avec l’alcool, on trouve deux possibilités qui sont à prendre en compte:
    -la dépression est antérieur à l’alcoolisme et on prend de l’alcool pour soigner cette dépression.
    -la dépression est antérieur à la maladie et là , c’est l’alcool qui nous rend profondément dépressif…
    En tout cas, tu as eu raison de prendre le temps de te soigner, le résultat est là! Bravo à toi!!

  2. pour repondre a jacques ouo ont peut survivre hors alcool mais pas rester seul bouger organiser ses journees si tu es en longue maladie j’y etais pendant 13 ans maintenant ala retraite tjrs seul et sans alcool comme toi les urgences me connaissaient et le dernier declic tous m’ont dit c »c’est la dernière la prochaine fois c’est milieu spy bon 5 période de soin je vais bien aujourd’hui bonne estime de moi à toi maintenant trouve un bon entourage et soie bien armé ne te privé pas non plus et fais toi aider

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