L’alcool chez les jeunes : des effets sur la santé à court et à long terme

De nombreuses études montrent que la consommation d’alcool pendant l’adolescence entraîne davantage de risques de neurotoxicité qu’à l’âge adulte.

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De plus, les jeunes se démarquent par une consommation d’alcool moins régulière que celle des adultes, mais plus importante lors d’une même occasion.

Cette consommation rapide et importante d’alcool jusqu’à l’ivresse est connue sous le terme de binge drinking.

Des études ont montré des atteintes neurocognitives (déficit de mémorisation et dans les capacités d’apprentissage) chez les jeunes ayant des consommations massives et répétées,  les filles étant plus vulnérables que les garçons (INSERM 2014).

Ces consommations de quantités élevées d’alcool sont un facteur de risque important de troubles liés à la consommation d’alcool.

Des études sur l’animal montrent par ailleurs qu’elles altèrent les mécanismes de la plasticité neuronale.

La consommation régulière d’alcool entraîne également une diminution du volume de matière blanche dans plusieurs régions du cerveau, dont l’accroissement est une étape importante du développement du cerveau chez l’adolescent.

De plus, l’alcool agit sur de nombreux circuits neuronaux fortement impliqués dans le développement du cerveau à l’adolescence.

 

Enfin, les consommations chroniques chez les adolescents, particulièrement lorsqu’elles sont très précoces, entraînent également plus de risques de développer des troubles de la consommation incluant la dépendance.

Le lien entre ces usages chroniques et des changements au niveau du noyau accumbens a pu être mis en évidence.

Au niveau somatique, les effets à long terme surviennent après des décennies si les consommations initiées à l’adolescence persistent à l’âge adulte.

La consommation régulière d’alcool durant plusieurs années augmente le risque de développer de nombreux cancers, mais aussi des maladies cardiovasculaires, une cirrhose et un diabète.

L’OMS a défini des niveaux de risques faibles correspondant à une consommation de quatre verres par jour chez l’homme et deux chez la femme.

Certains pays proposent des seuils plus stricts. Ainsi, les recommandations australiennes sont de ne pas boire plus de deux verres standards d’alcool par jour pour réduire les risques en lien avec l’alcool au cours de la vie.

Enfin, il est fortement recommandé que les enfants de moins de 15 ans ne consomment pas d’alcool et, pour les jeunes entre 15 et 17 ans, de retarder l’initiation aussi longtemps que possible.

En France, les recommandations en matière de consommation d’alcool font encore l’objet de vives discussions.

Par ailleurs, une forte consommation d’alcool est associée à une augmentation du risque de suicide, particulièrement chez les jeunes hommes dépressifs.

Le rôle causal de l’alcool, qui pourrait augmenter les comportements suicidaires impulsifs, est possible, même si l’usage d’alcool peut être secondaire à un état dépressif sous-jacent.

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