Coma Éthylique suite à une Intoxication Aiguë à l’Alcool (IAA)

Le coma éthylique est une complication grave de l’Intoxication Aiguë à l’Alcool : IAA qui peut entraîner la mort.

Il est consécutif à une ingestion importante d’alcool, et bien qu’il puisse concerner les adultes comme les adolescents, il sera néanmoins plus profond et d’apparition plus brutale chez ces derniers.

Définition du Coma Éthylique

Le coma est défini par l’Académie nationale de médecine comme « l’absence d’ouverture des yeux, spontanée ou provoquée, l’absence d’émission verbale cohérente et de réponse aux ordres, traduisant la perte de la conscience et de la vigilance, les fonctions végétatives (respiration, circulation) étant normales ou altérées ».

Dans le cadre d’une intoxication alcoolique aiguë, il présente les caractéristiques suivantes : il est profond, calme, hypotonique, hyporéflexique, sans signe neurologique de localisation, et il s’accompagne fréquemment d’un relâchement des sphincters.

La durée du coma varie d’un sujet à l’autre, et dépend notamment de l’alcoolémie, et des capacités métaboliques de l’intoxiqué.

Les principaux risques associés au coma éthylique

Les risques associés au coma éthylique sont tout d’abord respiratoires. On redoute essentiellement une insuffisance respiratoire aiguë et une pneumopathie d’inhalation.

 

Dans ce dernier cas, il s’agit de l’inhalation du contenu gastrique suite à une régurgitation alimentaire, qui peut être à l’origine d’une obstruction, d’une inflammation ou d’une infection pulmonaire.

C’est la raison pour laquelle, vous les ados, quand vous êtes en soirée copieusement arrosée ! et lorsqu’un(e) de vos ami(e)s est raide mort par terre, ne le laissez pas seul cuver ! et surtout mettez le en PLS : Position Latérale de Sécurité ! Cela évitera qu’il(elle) s’étouffe avec son vomi !

Afin de prévenir ces risques, le patient sera rapidement intubé, et mis sous assistance respiratoire lors de sa prise en charge.

Les complications peuvent aussi être cardiovasculaires. Une hypotension artérielle et une bradycardie peuvent en effet apparaitre, allant parfois jusqu’au collapsus.

Enfin, l’immobilisation prolongée de l’intoxiqué peut être à l’origine de rhabdomyolyses de posture suite à la compression prolongée de masses musculaires, ou encore de neuropathies par compression nerveuse, parfois responsables de paralysies périphériques.

Ces graves complications sont heureusement plutôt rares, et l’évolution du coma est en général spontanément résolutive en quelques heures.

Complications du lendemain

Appelé veisalgie, ou encore « gueule de bois » dans le langage familier, il s’agit d’un ensemble de symptômes plutôt désagréables voire douloureux, qui se manifestent une fois l’alcoolémie redescendue à un taux proche de zéro.

Le mécanisme d’action à l’origine de ses répercussions n’est pas totalement élucidé, mais il semblerait que l’éthanol, l’acétaldéhyde ainsi que d’autres molécules (méthanol, histamine, conservateur, colorant, etc.) joueraient un rôle dans cette symptomatologie.

Les modifications métaboliques consécutives à l’intoxication, le manque de sommeil, et certaines réactions immunitaires seraient aussi impliqués.

Les complications les plus fréquemment retrouvées sont des troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées, gastrites aiguës), une sensation de faiblesse et de fatigue, des difficultés de concentration, des céphalées, des vertiges, et une impression de mal être général.

Malgré de nombreuses croyances populaires, mis à part le temps et le repos, aucun remède ne permet de se débarrasser de ces symptômes.

On pourra tout de même conseiller de boire de grande quantité de liquide, pour lutter contre la déshydratation consécutive à l’élimination rénale des toxiques, et si possible des boissons sucrées pour rétablir une possible hypoglycémie.

Les repas devront quant à eux être légers, et le café, même si il donne l’impression de combattre la fatigue, est à limiter du fait de son effet diurétique.

On rappellera enfin que le meilleur traitement reste de consommer avec modération, de façon à prévenir l’apparition de ces symptômes.

Autres troubles somatiques

Les IAA peuvent aussi entrainer des troubles métaboliques, comme des acidoses métaboliques ou encore des hyponatrémies, ces dernières apparaissant généralement dans le cadre de fortes consommations de bière.

Plus rarement, elles peuvent être à l’origine d’arythmies cardiaques, régressant en général spontanément, et sans traitement dans les vingt-quatre heures.

Elles sont aussi parfois associées à un risque d’accident vasculaire cérébral, qui reste toutefois anecdotique lorsque ces jeunes adultes sont en bonne santé.

En ce qui concerne les effets à plus long terme, une étude récente a mis en évidence des dommages macrovasculaires et microvasculaires au sein d’un groupe de jeunes adultes relatant environ six épisodes d’alcoolisation excessive par mois, et cela depuis environ quatre ans.

Ces données suggèrent une augmentation du risque cardiovasculaire chez ces consommateurs. Ces premiers résultats restent cependant à préciser et à confirmer.

De façon assez rare aussi, des crises convulsives peuvent apparaître chez l’intoxiqué suite à l’abaissement du seuil épileptogène sous l’effet de l’alcool.

Enfin, selon certaines études ces alcoolisations excessives pourraient entraîner une baisse de la production d’hormone de croissance, modifiant le développement des os et des muscles.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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