Effet immédiat de l’Alcool : dommages physiques et psychiques

L’alcool passant rapidement dans le sang, les premiers effets se manifestent très vite: sensation de chaleur, bien-être, détente, gaieté, besoin de parler.

La personne qui consomme de l’alcool n’est pas toujours en mesure d’en évaluer correctement les effets. En effet, l’alcool a également une influence sur l’autoévaluation et peut augmenter l’estime de soi.


Les indications ci-dessous à propos des effets de l’alcool et l’alcoolémie s’appliquent aux adultes et doivent être considérées uniquement comme des points de référence. La manifestation concrète de l’alcoolémie et sa perception varie selon les individus.

0,2 à 0,5 pour mille :

• légère diminution de l’acuité visuelle et auditive
• relâchement de l’attention, de la concentration et augmentation du temps de  réaction
• l’esprit critique et la capacité de jugement sont altérés et la propension à prendre des risques augmente

à partir de 0,5 pour mille:

• problème de vision nocturne
• troubles de l’équilibre
• problèmes de concentration, modification nette du temps de réaction
• la désinhibition et la surestimation de soi augmentent

à partir de 0,8 pour mille:

 

• réduction accrue de l’acuité visuelle, la perception des objets et la vision spatiale sont altérées, le champ visuel se rétrécit (vision tubulaire)
• troubles accrus de l’équilibre
• difficultés de concentration marquées, net allongement du temps de réaction
• surestimation croissante de soi, euphorie, désinhibition croissante

1 à 2 pour mille: stade de l’ivresse

• altération accrue de la vision spatiale et de l’adaptation aux passages de la clarté à l’obscurité
• troubles importants de l’équilibre
• déficits d’attention et de concentration, temps de réaction considérablement perturbé, confusion, troubles du langage, troubles de l’orientation
• importante surestimation de soi du fait de la désinhibition et de la perte de l’esprit critique

2 à 3 pour mille: stade de la torpeur

• troubles marqués de l’équilibre et de la concentration, capacité de réaction pratiquement inexistante
• relâchement musculaire
• troubles de la mémoire et de la conscience, confusion
• vomissements

3 à 5 pour mille: stade du coma

• à partir de 3 pour mille: perte de conscience, amnésie, respiration faible, baisse de la température, perte des réflexes
• à partir de 4 pour mille: paralysies, coma avec perte des réflexes, mictions involontaires, arrêt respiratoire et mort

Les risques et dégâts

Il est incontestable que la consommation d’alcool présente un très grand potentiel de danger.

Les risques peuvent être d’ordre physique, psychique et social. Concernant l’ensemble des dégâts occasionnés par l’alcool, que ce soit en raison d’une consommation aiguë ou chronique, il faut établir une différence de principe entre les conséquences pour l’individu et les conséquences pour l’entourage proche et la société.

Les dommages physiques et psychiques

L’alcool est responsable, en totalité ou en partie, d’une série de maladies. L’effet toxique de l’alcool peut porter préjudice à pratiquement tous les organes du corps humain.

Pour les maladies liées à l’alcool, il existe une relation dose-effet, ce qui signifie que l’augmentation de la quantité consommée entraîne celle du risque.

C’est en particulier la consommation chronique à risque qui présente un lien de cause à effet (entre autres) avec l’apparition  de nombreuses maladies chroniques.

Outre la quantité absorbée, les modes de consommation ont une grande influence sur les conséquences pour la santé.

Ainsi, les effets diffèrent considérablement selon que l’on consomme des quantités moyennes réparties sur de nombreuses occasions ou en quelques rares épisodes d’ivresse ponctuelle.

Une consommation chronique à risque entraîne des conséquences négatives sur toutes les maladies liées en totalité ou en partie à l’alcool et l’ivresse ponctuelle implique un risque fortement accru de blessures.

En revanche, plusieurs études font ressortir que des jours sans alcool diminuent le risque, notamment en ce qui concerne les maladies hépatiques.

La mortalité liée à l’alcool est essentiellement due aux maladies cancéreuses, aux blessures, aux accidents et aux maladies du système digestif.

Chez les adolescents et jeunes adultes, les décès liés à l’alcool sont surtout dus à des accidents et des blessures, chez les adultes d’âge moyen à des maladies du système digestif (en particulier cirrhose du foie) et chez les personnes âgées au cancer.

A côté des nombreuses conséquences négatives pour la santé, il existe des indices montrant que, pour un adulte en bonne santé, une consommation faible à modérée (un à deux verres par jour) permet de faire baisser le risque de maladie et de décès pour les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux et le diabète de type II, mais uniquement si le mode de consommation léger à modéré n’est pas interrompu par des épisodes d’ivresse ponctuelle.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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