Nous les hommes on supporte bien l’Alcool !

On l’entend parfois, voir souvent ! Les hommes supporteraient donc bien l’Alcool ? et supporter l’Alcool serait-ce un avantage ? un atout ? la preuve d’une masculinité affirmée ?

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Boire trop, c’est un truc d’homme

Les hommes supportent mieux l’alcool que les femmes, car ils ont plus de liquide organique pour diluer l’alcool.

Donc, en règle générale et à poids corporel égal, leur taux d’alcool monte moins vite que celui d’une femme. Pourtant, les risques pour la santé, comme ceux de développer une dépendance, restent élevés.

Les hommes consomment en moyenne plus d’alcool que les femmes, et aussi plus souvent. Environ 2/3 des personnes alcooliques sont des hommes.

Les occasions de trinquer ne manquent pas : fêtes familiales, verrées d’entreprise, manifestations sportives ou culturelles, apéros entre collègues ou amis, la liste est longue.

Du coup, ces sollicitations sont très fréquentes dans le quotidien masculin … et donc pas faciles à refuser! Surtout que les alternatives à une bière, un verre de vin, un whisky sont assez rares et souvent peu valorisées

Boire modérément, c’est quoi pour un homme?

 

Jusqu’à deux verres par jour pour un homme en bonne santé, ok! Et si une fois ou l’autre on boit plus: pas plus de 4 verres par occasion; évitez de le faire plus de deux fois par mois.

Un verre dit standard contient la quantité habituellement servie dans un café-restaurant (3dl de bière, 1dl de vin, 2cl d’alcool fort). Ces verres contiennent tous environ la même quantité d’alcool.

En cas de maladie ou de prise de médicaments, demandez conseil à votre médecin.

Un stress calmé par l’alcool?

Le travail est souvent source de stress. Pression à produire, à réussir, compétition larvée entre collègues, tensions, peur du licenciement… Il y a de quoi vouloir trouver un moyen de se détendre, de lâcher la pression! Surtout que le travail est une chose essentielle: il faut bien gagner sa vie! Et puis, on s’identifie beaucoup à son job, c’est une façon d’être reconnu socialement.

Des raisons suffisantes pour chercher un moyen de se détendre et qui éloigne la pression. Momentanément l’alcool aide peut-être contre le stress. Mais la situation stressante est toujours là! Si on reste sans rien faire, seul l’alcool donnera l’impression de soulager. Mal-être, fatigue, une pente savonneuse pourrait bien arriver: on va boire de plus en plus souvent et en plus grande quantité pour calmer son stress, sans succès.

Est-il pensable de parler du stress à un collègue ou un chef, pour que la situation s’améliore? Sinon, lâcher son stress, ça peut être faire du sport (même un seul soir par semaine), aller au cinéma, lire un livre, oser ne rien faire; c’est très individuel, à chacun de trouver son truc. On peut aussi apprendre à gérer son stress pour mieux vivre.

Avec un verre, j’ose exprimer des trucs

On attend des hommes qu’ils parlent de ce qu’ils ressentent; pas évident quand on n’a pas appris à exprimer cela. L’alcool désinhibe, relâche, facilite le contact. Mais jusqu’à quand? Là encore, le risque d’en boire de plus en plus pour oser peut amener à une perte de contrôle. Après avoir trop bu, oser peut devenir exagéré: propos déplacés, sexe non protégé, alcool au volant, voire violence.

Puisqu’on supporte bien, où est le problème?

C’est justement là que se situe le piège. Boire trop, sans ressentir d’ivresse. Mais cela ne met pas à l’abri des conséquences négatives de l’abus d’alcool! On n’a juste pas les signaux d’alarme qui le disent.

Une fois qu’on en est conscient, on comprend mieux les avantages à ne pas trop boire:

– Réduire les risques de maladies liées à l’alcool, comme les dommages au foie, au pancréas, au système gastrique. Sans oublier les cancers. Des maladies graves et … douloureuses!

– On prend moins de risques sur la route, pour soi et les autres

– Comme il y a beaucoup de calories dans les boissons alcooliques, en diminuant les quantités, on fait un régime, on est plus performant, physiquement plus attractif

– Trop d’alcool en une seule fois réduit les capacités érectiles; une consommation chronique élevée peut rendre impuissant et provoquer des dérèglements hormonaux

Garder la maîtrise de sa consommation

– D’abord passer sa première soif avec une boisson sans alcool, puis savourer ensuite son verre sans se dépêcher

– Le mieux, c’est de décider avant de sortir combien de verres on va s’accorder, et ne pas dépasser cette limite

– Savourer son verre, le boire lentement et si on souhaite un autre verre, ne se faire resservir que lorsque qu’il est vide, pour garder la maîtrise du nombre de verres bus

– Jouer l’alternance: après chaque verre de boisson alcoolique, boire au moins un verre de boisson sans alcool

– Renoncer à boire de l’alcool lorsqu’on est de mauvaise humeur ou si on se sent un peu démoralisé. L’alcool ne résout rien, il donne juste l’impression que tout va bien sans que la situation ne change

– Choisissez vous-même, dans quelle situation et avec qui vous voulez boire de l’alcool

Pas touche au volant si…

Boire et conduire, c’est bien une attitude très masculine. Comme s‘il fallait montrer là aussi qu’on est capable de tout faire, même alcoolisé!

Mais l’alcool agit contre notre gré et réduit les capacités à conduire: réactions plus lentes, attention réduite, et augmentation de la témérité. Du coup, tous les risques augmentent, qu’on le veuille ou non. Etre un bon conducteur ne protège pas de ça, ni du risque de retrait de permis d’ailleurs!

Lors de sorties, c’est bien de prévoir qui va conduire pour rentrer, et donc qui ne boira pas. Ou alors, il y a aussi le taxi et les transports publics

Besoin d’un coup de main, d’un peu d’aide?

Il n’est facile pour personne d’accepter de l’aide. Un homme règle ses problèmes lui-même, il sait se débrouiller seul. D’ailleurs, on va chez le médecin ou le psy que lorsqu’on ne peut plus faire autrement. Pourtant, c’est se montrer fort et déterminé que de chercher une aide ponctuelle. Beaucoup d’hommes le font, discrètement, sans s’en vanter; voilà pourquoi on ne le sait pas et qu’on croit que personne ne le fait!

Parler à un spécialiste permet de développer des potentiels cachés, un peu comme avec un coach sportif qui apprend les bons gestes, les bonnes techniques. On va apprendre à mieux gérer sa consommation d’alcool.

Lorsqu’on est désorienté, entreprendre une démarche en étant accompagné, c’est nécessaire. Plus vite on ose faire le pas, plus rapidement on reprend le contrôle de sa vie.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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