Alcool Plaisir ou Souffrance : interview à propos du livre de M. Naassila

Professeur d’université et directeur du groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendance de l’Inserm, Mickael Naassila est l’auteur d’un excellent livre : « Alcool Plaisir ou Souffrance« .

Un travail détaillé et précis qui s’adresse tant aux professionnels qu’au grand public. L’idée est de communiquer sur l’Alcool à tout le monde.

Cliquez ici pour voir ce livre chez Amazon

Tout reste à faire en terme de communication sur la problématique Alcool, et Mickael Naassila en a pleine conscience.

Citations du livre

« L’alcool occupe une place toute particulière dans notre société.  La molécule d’alcool, aussi appelée éthanol ou alcool éthylique, pressente deux visages : d’un cote, le visage de la joie associée au plaisir d’une consommation sociale, festive et conviviale ; de l’autre, le visage de l’anxiété et de l’angoisse observée chez les consommateurs devenus de véritables esclaves.

La production d’alcool et sa commercialisation constituent une branche ancienne et incontournable de notre économie, a tel point qu’il en est devenu un emblème national.

En 2012, le budget annuel moyen alloué à l’alcool par chaque foyer était ainsi de 322 euros, pour une consommation quotidienne moyenne de 2,7 verres d’alcool (soit une moyenne de 27 grammes d’éthanol pur par jour).

 

La consommation d’alcool est profondément ancrée dans notre culture, nos traditions et notre patrimoine, de sorte qu’il est souvent inimaginable dans notre pays d’organiser un événement festif de notre vie sociale ou familiale sans alcool.

Celui qui ne boit pas est souvent perçu avec étonnement, ses interlocuteurs cherchant généralement à connaitre les raisons de son refus de boire.

Il n’est pas rare d’entendre qu’aimer boire du bon vin est typiquement français.

Ces représentations positives de la boisson sont ancrées dans l’histoire de France.

(…)

Cliquez ici pour voir ce livre chez Amazon

La consommation d’alcool constitue une norme, à tel point que la simple idée de proposer une journée sans alcool, à l’instar de la journée sans tabac — et même le mois sans tabac maintenant —, parait inacceptable à certains.

Le caractère ordinaire, voire socialement valorisé de la consommation d’alcool conduit la plupart d’entre nous à refuser d’identifier l’alcool a une drogue.

Pourtant, la molécule d’alcool répond à tous les critères utilises pour identifier une drogue : action sur le cerveau, altération des sens (rôle psychotrope) et de la capacité de l’individu à se contrôler, et capacité addictive (rôle addictogène).

Justement parce que l’alcool est une drogue socialement acceptée, sa consommation en quantité excessive constitue un enjeu majeur de sante publique.

En France, environ 10 % de la population présente ainsi un rapport à l’alcool qui pose problème.

La plupart d’entre nous estiment tout savoir de l’alcool, mais il existe en réalité un gouffre gigantesque entre les représentations positives (fête, plaisir, convivialité, bon vivant, etc.) et les dommages réellement induits.

En France, moins de 10 % des personnes qui sont en difficulté face à l’alcool sont ainsi prises en soins, les 90 % restantes se retrouvant seules face a ce trouble bio-medico-psycho-social. »

Voici son interview vidéo sur 1ère Outre-Mer.

Cliquez ici pour voir ce livre chez Amazon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *