Comment les groupes d’entraide nous aident à sortir de l’alcoolisme ?

Les GEM : Groupe d’entraide mutuelle, ou MAB, mouvements d’anciens buveurs, quelque soit l’appellation, il est prouvé qu’on ne peut sortir de l’alcoolisme seul, sans aide, et il est également prouvé que fréquenter un groupe d’entraide via des associations est d’une utilité certaine.

Prenons le cas d’Alexandre qui pensait pouvoir se sortir seul de son alcoolisme !

Alexandre avait toujours refusé d’aller voir un spécialiste de l’alcool. Il pensait pouvoir s’en sortir seul et réduire sa consommation de Whisky le jour où il le déciderait.

Il faut dire qu’Alexandre travaille dans un milieu où beaucoup de ses collègues boivent aussi de l’alcool. Il est serveur dans un bar. Il est régulièrement confronté à des clients qui boivent et aussi aux autres serveurs. Il essaye, autant que possible, de moduler sa consommation pour ne pas connaître de difficultés au travail.

Quant il sait qu’il va devoir passer sa visite de médecine du travail, il réduit aussi sa prise d’alcool pour que ses gamma GT atteignent un taux normal.

Sa relation à l’alcool a changé depuis que l’un de ses collègues l’a invité à participer à une réunion de groupe. Il a été surpris par le « rituel » de cette réunion. Chacun s’appelle par son prénom et se présente.

Chacun évoque sa relation à l’alcool et ses objectifs de changement.

Alexandre a trouvé l’atmosphère chaleureuse et a eu l’impression que l’on pouvait enfin se parler d’alcool sans se faire de reproches. Il est retourné régulièrement aux réunions de son mouvement d’entraide. Il y trouve un fort encouragement pour changer sa relation à l’alcool.

 

Eléments de réponse

• Les groupes d’entraide sont particulièrement utiles.

Ces groupes ont des objectifs spécifiques. Ils sont fondés sur une dynamique d’encouragement collectif. Les nouveaux arrivants s’identifient aux anciens malades guéris qui leurs apparaissent comme des modèles ou des leaders.

Le psychanalyste Michaël Balint expliquait : « la thérapie de groupe réussie rend le patient plus mature ».

• Les Alcooliques Anonymes constituent le groupe d’anciens buveurs le plus ancien et probablement le plus répandu dans le monde.

Il propose à ses membres une définition de l’alcoolisme caractérisée par une allergie du corps et une obsession de l’esprit vis-à-vis de l’alcool.

Selon cette conception, les personnes qui ont été dépendantes restent allergiques et ne peuvent plus dès lors consommer aucun alcool sans se mettre en danger.

Les alcooliques anonymes suggèrent que ceux qui ont été dépendants sont, d’un point de vue biologique et psychologique, différents de ceux qui boivent de l’alcool normalement.

Ils ont une incapacité permanente et irréversible à contrôler la consommation d’alcool qu’ils ingèrent.

Les Alcooliques Anonymes incitent à une relative modestie vis-à-vis de la dépendance. Pour eux, l’addiction ne peut pas être soignée, mais suspendue par une abstinence vis-à-vis de l’alcool totale et permanente.

• La participation à des réunions de groupe maintient l’abstinence. Elle encourage ceux qui commencent à se sevrer et elle évite la rechute à ceux qui trouvent dans le groupe un cocon social.

• Il existe certaines étapes dans l’implication d’un ancien dépendant dans le groupe.

• Le premier temps est le stress initial.

Il touche le fond. Il fait ensuite son Premier Pas. Il est accueilli chaleureusement dans le groupe. Il est pressé d’accepter le qualificatif soit d’alcoolique, soit de dépendant.

Le groupe exerce ensuite sa pression. La personne qui s’y implique devient par son comportement et ses contacts un membre actif.

C’est le temps de l’engagement. Le nouveau membre subit ensuite la mortification. Il accepte son problème, il renonce au sentiment de toute puissance et de maîtrise et accepte qu’il n’est pas plus fort que l’alcool.

Cette dynamique de groupe incite aussi à se raconter, à raconter sa vie, les causes de son entrée en dépendance et les conséquences de cette dépendance.

C’est au terme d’un processus psychologique précis et complexe que l’ancien dépendant acquiert une nouvelle  identité qui lui permet de vivre librement sans alcool.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

4 réponses sur “Comment les groupes d’entraide nous aident à sortir de l’alcoolisme ?”

  1. Pourquoi ne citer que les Alcooliques Anonymes alors qu’il existe d’autres Mouvements d’aide aux malades de l’alcool.
    Je fais partie de Vie Libre, créé en 1953, et je suis abstinente depuis 23 ans.

  2. Bonjour, une erreur dans ce texte, le plus anciens des mouvements d’Anciens Buveurs n’est pas les Alcooliques Anonymes mais la CROIX BLEUE , créer en suisse en 1875 et en France en 1883.
    Tous ces mouvements sont complémentaire les uns des autres .

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