Prise en charge des Addictions et de l’Alcoolisme à l’Hôpital Public

La prise en charge des personnes ayant des conduites addictives par les établissements de santé a été longtemps reléguée au second plan au profit de la médecine somatique ou de pathologies jugées « plus vitales », faisant appel à des bases scientifiques validées et à des actes très techniques.

Face à la demande de soins et de sevrage de la part d’un nombre croissant de patients et grâce aux changements de comportement des soignants, l’addictologie hospitalière s’est progressivement développée au cours de ces deux dernières décennies.

Elle répond aujourd’hui à une priorité de santé publique et participe à l’amélioration de la qualité des soins ainsi qu’à la reconnaissance des droits des patients.

Cependant on relève encore trop de cas de personnes dont les problèmes d’abus ou de dépendance aux substances psychoactives n’ont pas été pris en compte par l’équipe soignante, que ce soit à l’accueil aux urgences ou en cours d’hospitalisation.

La raison en est soit un manque d’information et de sensibilisation, soit un manque de disponibilité de la part de celle-ci, surtout dans les services d’accueil et de traitement des urgences.

S’y ajoute parfois un phénomène de déni ou de rejet. Enfin un certain nombre de patients cumulent des problèmes multiples auxquels les soignants ne sont pas toujours armés pour faire face et qu’il est pourtant nécessaire de prendre en charge dans leur globalité.

Ainsi aux complications médicales, chirurgicales, psychiatriques, s’ajoutent bien souvent des problèmes de désinsertion sociale, professionnelle, familiale ou de précarité.

Les mesures prises par les pouvoirs publics ces dernières années visent trois principaux objectifs

– introduire à l’hôpital une  » culture addictologique » parmi le personnel soignant tout en lui donnant la compétence nécessaire pour la prise en charge de ces patients, grâce à des actions de formation spécifiques ;

– accompagner et soutenir les équipes soignantes dans leur démarche de travail en réseau par la création et le renforcement des équipes de liaison et de soins en addictologie.

– coordonner les équipes hospitalières de liaison avec les structures de soins ambulatoires autour des patients.

L’objectif recherché est en effet de favoriser une prise en charge globale, multidisciplinaire et de qualité, des personnes ayant un problème avec les substances psychoactives depuis l’admission jusqu’à la sortie de l’hôpital et de s’assurer des relais ultérieurs par un travail de partenariat intra et extrahospitalier.

Des instructions ont été données aux établissements de santé par deux principales circulaires ministérielles:

-Circulaire DH/EO4/96-557 relative à la constitution d’équipes d’alcoologie hospitalière de liaison (ELSA)

-Circulaire DHOS/O2-DGS/SD6B 2000/460 relative à l’organisation des soins pour les personnes ayant des conduites addictives.

Cette dernière a fixé un cadre d’organisation et de fonctionnement des équipes hospitalières de liaison et de soins en addictologie.

Elle a également défini leurs missions en mettant l’accent sur la nécessité d’offrir des réponses centrées non plus sur les produits mais également sur les conduites de consommation.

Cette démarche s’inscrit parmi les outils mis à la disposition des équipes hospitalières de liaison en addictologie dans leur pratique quotidienne. Il participe d’une façon plus générale à un partage de compétences et à une optimisation des ressources grâce à la pratique du travail en réseau , en vue d’une amélioration des soins au bénéfice du patient.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

1 réponse sur “Prise en charge des Addictions et de l’Alcoolisme à l’Hôpital Public”

  1. Pour ma part je n’ai jamais fait de cur je suis abstinent depuis 6 ans et demi grâce aux alcooliques anonymes il faut un soutien à vie ne jamais penser que l’on est guéri. Un alcoolique reste un alcoolique et si il ne mets pas du tien pour continuer à faire des réunions il finira par rechuter j’en ai fait l’expérience plusieurs fois.

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