La Réduction des Risques selon la CAMERUP

Même si pour les anciens malades alcooliques, l’expérience démontre qu’il n’y a pas d’alternative à l’abstinence librement consentie, totale et définitive, l’action des associations s’inscrit dans la promotion d’un mode de vie non prohibitionniste.

La CAMERUP (Coordination des associations et mouvements d’entraide reconnus d’utilité publique) promeut une culture hors alcool et la réduction des risques dans tous ses aspects:

• La réduction du risque de réduction de l’espérance de vie

Plusieurs études ont en effet montré que toutes les formes de réduction de la consommation d’alcool favorisaient une diminution de la mortalité des alcoolodépendants avec un gain d’espérance de vie moyen de 8 ans.

• La réduction du risque d’isolement

Les réunions, groupes de paroles, activités de loisirs proposés par les associations aux personnes qui se sont retrouvées mises à l’écart voire au ban de la société et ressentent douloureusement cette solitude ont une vocation de réinsertion.

• La réduction des risques de précarité et de désocialisation

En réintégrant la personne dans la durée et la stabilité, en la valorisant et en lui offrant le droit à l’expression, une place dans la société peut être retrouvée.

 

• La réduction du risque de perte de confiance en soi et de démotivation

En lui redonnant de la valeur, du courage, de l’assurance, en lui faisant confiance, en la responsabilisant dans certaines des activités des associations, chacun peut se sentir utile et donner du sens à sa vie.

• La réduction du risque de réalcoolisation

La fréquentation régulière du groupe permet de trouver à tout moment un interlocuteur à son écoute, faisant abstraction de tout jugement.

• La réduction des risques d’accidents et de maladies

L’abstinence et son maintien dans la durée permet de reconstituer un capital santé physique et psychologique.

• La réduction des éventuels risques futurs auprès des jeunes

Dans le cadre de leurs actions de prévention en milieux scolaires de tous niveaux, en accord et en collaboration avec les instances de l’Éducation Nationale, sur les lieux festifs et autres…

• La réduction du risque de surconsommation

Les buveurs excessifs, encore en dehors de la dépendance, qui consultent les mouvements et qui sans s’astreindre à l’abstinence, sont en mesure d’accepter une réduction de leur consommation, représentent un succès et le premier pas vers le changement.

Toutes ces mesures de réduction du risque participent à confirmer la nécessité du travail de terrain des bénévoles des mouvements d’entraide dans le domaine de la santé et plus précisément concernant la problématique alcool.

Toute personne est accueillie, considérée et écoutée, là où elle en est de son parcours et quelle que soit sa décision d’arrêter sa consommation ou de la réduire.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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