Qu’est-ce que le sevrage d’alcool ?

Si vous décidez de vous sevrer par vous-même après une longue période de consommation excessive d’alcool, tenez compte des éléments suivants :

Les symptômes de sevrage les plus connus sont : tremblements, transpiration, anxiété et nervosité, angoisse, sentiment de «malaise», insomnie, nausées et vomissements.

Analysons le cas d’Anne pour mieux comprendre.

Anne est partie, comme elle en a l’habitude tous les ans, faire du ski dans les Pyrénées. Elle est heureuse de ce moment de détente qu’elle partage avec sa famille. La fin de ses vacances a malgré tout été gâchée par un accident.

Elle a été hospitalisée aux urgences. Les chirurgiens orthopédistes qui se sont occupés d’elle ont posé le diagnostic de fracture de la malléole. Elle a été plâtrée et a passé quelques jours dans le service d’orthopédie le plus proche de sa station.

Après deux jours dans le service, Anne a eu l’impression que des serpents traversaient sa chambre. Elle voyait aussi des araignées courir sur son lit. Elle ne savait plus bien où elle était.

Ses angoisses et ses visions s’aggravaient la nuit. Il a fallu quelques temps pour que les chirurgiens orthopédistes comprennent la cause de ses hallucinations.

Anne buvait tous les jours de l’alcool. Elle prenait dès le matin de la bière. Elle n’a pas osé dire aux orthopédistes qu’elle consommait autant d’alcool. Elle a fait, comme cela est habituel, chez les personnes dépendantes, un sevrage « accidentel » provoqué par l’arrêt de l’alcool qu’a imposé son hospitalisation.

 

Eléments de réponse :

• Les syndromes de sevrage apparaissent à l’arrêt d’une consommation régulière d’alcool.

Les hommes et les femmes ayant une dépendance physique vis-à-vis de l’alcool sont exposés au syndrome de sevrage quand ils arrêtent de boire.

Deux situations peuvent s’observer.

Dans certains cas le sevrage est programmé. C’est le cas des dépendants qui décident d’arrêter dans un milieu médical spécialisé. Ils reçoivent des traitements qui évitent les formes les plus graves de sevrage.

Dans d’autres cas, le sevrage est accidentel quand l’alcool vient à manquer ou quand un autre motif impose une hospitalisation (Anne est hospitalisée en urgence après un accident de ski).

Les signes du sevrage d’alcool sont bien décrits, là encore dans les classifications diagnostiques.

On retrouve :

– l’arrêt ou la réduction d’une utilisation d’alcool qui a été massive et prolongée et à l’origine d’une dépendance physique

– au moins deux des manifestations suivantes, apparaissant de quelques heures à quelques jours plus tard :

• hyperactivité neurovégétative (par exemple, transpiration, fréquence cardiaque supérieure à 100),
• augmentation du tremblement des mains,
• insomnie,
• nausées ou vomissements,
• hallucinations (vision ou voix) ou illusions (impression que les objets de l’environnement sont modifiés),
• agitation, anxiété et peur,
• crise d’épilepsie.

• Dans certains cas, les visions ou les voix dominent. Elles peuvent être à l’origine de troubles du comportement.

Certains dépendants courent pour échapper aux animaux dont ils ont l’impression qu’ils les poursuivent. D’autres répondent à des voix. Il arrive dans certains sevrages que le dépendant croit être dans son environnement professionnel. Cette forme grave caractérisée est le délirium trémens.

Il reproduit les gestes habituels de son activité professionnelle. Certains construisent des murs, d’autres travaillent sur un ordinateur imaginaire et confondent les appareils de surveillance hospitaliers avec des écrans informatiques.

IMPORTANT

Le sevrage à l’alcool n’est pas anodin ! Sachez qu’il s’agit de la seule substance psycho-active dont le sevrage présente un réel risque vital (crise d’épilepsie, arrêt cardiaque, délirium trémens, lisez avec attention les articles suivants :

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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