Enfants d’alcooliques : des enfants en grande détresse

On rencontre souvent dans les familles où un des parents est malade alcoolique et l’autre codépendant, des enfants en grande détresse !


Cet enfant se trouve projeté dans une inversion des rôles, il devient le parent de ses parents, ce n’est pas un choix de sa part, il est obligé d’en passer par là pour maintenir un semblant d’équilibre dans la famille.

Il oublie qu’il n’est qu’un enfant et gère tout ce qu’il peut gérer : les tâches matérielles, la prise en charge de la fratrie et la prise en charge de ses parents touchés par la maladie alcoolique.

C’est souvent à lui que l’on demande d’aller acheter de l’alcool.

Ces enfants ne se donnent pas le droit de rêver, ils ne jouent pas, ils ne se projettent pas dans l’avenir, ils ne font pas de bêtises, ce sont les esclaves de leur parents.

Devenus adultes ils sont souvent marqués par des périodes de fragilité et de souffrance importantes.

Le manque de protection et de sécurité dont ils ont souffert enfant, apparaît avec violence à l’âge adulte.

Ils se sentent responsables de tout en permanence, ils n’arrivent jamais à lâcher prise, ils sont habitués à ne compter que sur eux-mêmes.

 

Ils leur manquent une grande part de leur vie : leur enfance.

Le parent malade se décharge souvent auprès de l’enfant de tout ce qu’il doit supporter et vivre sur le plan émotionnel, affectif et matériel.

Ce sont les parents qui demandent à l’enfant de les protéger, de les écouter et de prendre soin d’eux.

L’ identité de l’enfant se développe autour de cette obligation de prendre soin de ses parents. Il lui est interdit d’être un enfant et de toute façon, il n’en est plus capable.

Ayant assuré des responsabilités d’adultes, il lui sera difficile plus tard de faire à nouveau confiance à ses parents ou à d’autres adultes. Il ne sait que s’oublier et se perd souvent dans tout ça.

A l’âge adulte beaucoup de ces enfants développent une dépression chronique, leur estime de soi est en baisse constante et ils n’ont plus confiance en eux ni en personne.

L’enfant protège ses parents contre le monde extérieur présenté comme hostile et persécutant, il est le soignant de ses parents.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
https://www.facebook.com/ghyslaine.gimenes

1 réponse sur “Enfants d’alcooliques : des enfants en grande détresse”

  1. Votre maman est malade, cette maladie est difficile à comprendre mais il y a quelque-chose dont il ne faut pas douter : votre maman vous aime.
    Elle fait tout son possible pour se soigner et vous le savez.
    Quand la maladie prend le dessus et qu’elle boit elle ne maitrise plus rien et nous sommes démunis face à son comportement et malheureux.
    Mais dès qu’elle va mieux elle prend soin de nous.
    Bien-sûr, je m’énerve contre elle quand elle ment et refuse de voir la réalité de sa maladie.
    Vous entendez mes colères qui ne servent à rien sauf à nous faire plus de mal à tous et je m’en excuse.
    Vous savez que je n’ai qu’une priorité : l’aider à se soigner car votre maman est en danger
    Tous ces mots je les ai dits à mes enfants , plus maladroitement parfois mais toujours avec la certitude qu’affirmer notre attachement mutuel aux uns et aux autres était notre première protection dans ce cauchemar.
    Alors s’il vous plait ne généralisez pas, dans de nombreux cas les familles confrontées à l’alcool et à l’impuissance restent des familles aimantes et aidantes qui font tout leur possible pour protéger leurs enfants.
    Il est primordial de le dire pour obtenir plus de moyens et de temps consacrés à l’information, le soutien et l’accompagnement de l’entourage dans les parcours de soins.
    Je le réaffirme ici j’étais son conjoint aimant et naturellement aidant. Il dépendait uniquement des professionnels de la santé de faire de moi un partenaire plus performant.
    Les solutions existent, des initiatives le prouvent. Sachant cela combien de temps encore nous laisserez-vous souffrir en silence ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *