L’alcool est-il toujours un plaisir ? Consommation d’alcool et construction sociale

Le plaisir ne vient pas seulement du goût de la boisson alcoolisée mais de l’association avec les autres effets physiologiques et les modifications comportementales, émotionnelles et cognitives dont nous avons déjà parlé précédemment : sensation de légèreté, réduction du stress immédiate, euphorie…

L’alcool est toujours consommé dans un contexte : les vacances, la présence d’amis, un contrat signé, une victoire sportive… il y a toujours une bonne raison de boire

En fonction de la quantité assumée, les effets de l’alcool peuvent être différents.

D’un léger effet de facilitation relationnelle (initier plus aisément une discussion, prendre la parole) on peut passer à une inadaptation dans le discours et un comportement exagéré et ridicule si les doses sont importantes.

L’association répétée entre contexte et consommation se traduit souvent par des règles qui reflètent une régularité de conditions : par exemple, voir souvent des personnes manger du fromage avec un verre de vin devient « Il faut un verre de vin pour apprécier le fromage ».

Ces idées reçues et construites socialement, ces croyances partagées jouent un rôle important dans la consommation d’alcool et la perception du plaisir.

Quelques croyances font pression vers la consommation : « Je ne peux pas refuser un verre si on me le propose ».

Voici d’autres exemples :

 

– « Une fête sans alcool n’est pas une vraie fête »

– « Comment imaginer le vin d’honneur d’un mariage ou un pot de départ sans alcool ? »

– « C’est impoli de refuser un verre »

Il est possible d’aller à « contre-courant ».

Essayez par exemple de ne pas consommer dans une situation où habituellement vous le faisiez.

Par exemple, un repas de famille, un anniversaire ou simplement le repas de midi avec le collègue. Qu’est-ce qui va se passer ?

Posez-vous les questions suivantes :

• Comment réagissent ceux qui s’attendaient à ce que je consomme ?
• Comment est-ce que je me sens ?
• Quelles sont mes émotions et mes pensées ? Ai-je envie de boire ?
• Suis-je en train de chercher une excuse pour boire ?
• Que faire pour réussir à vivre ces moments sans alcool ?

Alcool-plaisir et alcool-problème

La distinction entre alcool-plaisir et alcool-problème est subtile.

On se rapproche souvent du problème par petits pas. Le renforcement positif procuré par l’alcool, lié aux effets hédoniques grâce à la stimulation du système de récompenses, nous incite à continuer la consommation.

Qu’y a-t-il d’étonnant dans le fait de chercher à se faire plaisir ?

Néanmoins quand le besoin de consommer est de plus en plus important, le plaisir est de moins en moins présent. Il est remplacé par le soulagement lorsqu’enfin, on consomme.

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Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.


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