Alcoolisme : dénigrement, honte et culpabilité

La dépendance à l’alcool expose inévitablement celui qui en est atteint à un dénigrement de la part de ceux qui l’entourent, engendrant alors honte et culpabilité du malade et l’enfermant un peu plus dans son monde irréel.

Cet enfermement, accompagné de la certitude de ne pouvoir être compris par les autres, génère une attitude de défense, voire de déni des patients à l’égard non seulement de leur entourage mais aussi des médecins et des soignants qui voudraient essayer de les aider.

L’alcoolisme est une des rares maladies qu’on cache à son médecin.

Les fréquentes rechutes qui émaillent le parcours des malades de l’alcool et qui font partie d’une certaine façon de la nature du trouble renvoient les médecins à leur impuissance souvent transformée en résignation à mesure que les efforts thérapeutiques se soldent par des échecs.

Il s’installe alors chez les soignants une confusion entre l’obligation de moyens et l’obligation de résultats.

La confusion est d’autant plus vive que la rechute est un acte perpétré par le patient et donc souvent vécu par le soignant comme une sorte de trahison au «contrat moral» tacite qu’ils avaient passé l’un envers l’autre.

Ce que j’aime dans ce texte c’est surtout la phrase :  » l’alcoolisme est une des rares maladies qu’on cache à son médecin…« 

Il faut que la honte soit grande pour qu’on ne puisse même pas en parler à son médecin…

Je me souviens que j’attendais qu’il devine et qu’il en parle lui le premier, ce qu’il n’a jamais fait, même s’il devait avoir des doutes.

Là aussi, je pense qu’il s’agit de la honte de dire à quelqu’un qu’il est alcoolique, la peur de se tromper et mettre mal une personne qui est aussi son patient…

En tout cas c’est souvent à travers une prise de sang bien ciblée que le médecin voit qu’il y a un problème alcool…

Pourtant cette prise de sang, il ne me l’a jamais demandée, alors du coup, je ne sais même pas s’il avait des doutes…

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
https://www.facebook.com/ghyslaine.gimenes


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1 réponse sur “Alcoolisme : dénigrement, honte et culpabilité”

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