L’alcoolisme un mal contagieux….

Ce n’est pas la maladie elle-même qui se transmet quand on parle de contagion, mais ce sont les symptômes qui y sont associés : la souffrance, l’obsession, la honte, le repli sur soi, l’isolement.


En fait , on en revient à dire que la maladie alcoolique et la maladie co-alcoolique sont par essence la même maladie qui ne se présente pas de la même façon.

Notre alcoolisme rend nos proches si malheureux qu’il en vient à briser leur existence…

Ils n’ont plus de vie propre, ils vivent la maladie de l’alcoolisme et ne peuvent pas non plus s’en sortir.

Le malade alcoolique passe son temps à chercher ce qu’il va pouvoir trouver pour boire, le codépendant passe son temps à essayer de l’empêcher de boire, à le surveiller.

C’est l’alcool qui rythme la vie de la famille. Le désespoir du malade alcoolique est de la même veine que celui du proche codépendant.

C’est une maladie familiale, elle touche tous les membres de la famille à différents niveaux.

Chaque membre de la famille, y compris le malade alcoolique vit un calvaire.

 

La première chose à faire c’est de s’informer sur ce qu’est la maladie alcoolique et comment fonctionne la dépendance, ensuite il faut dépasser la honte et en parler pour trouver de l’aide et pour réussir à s’en sortir.

Si la famille se renferme autour de son malade et garde son secret bien enfoui au cœur du foyer, il n’y a que peu de chance que le malade s’en sorte et sa famille aussi, par la même occasion…

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

Article rédigé par Ghyslaine Gimenes
https://www.facebook.com/ghyslaine.gimenes

1 réponse sur “L’alcoolisme un mal contagieux….”

  1. AUX RACINES DU MAL

    October 4, 2018

    Préambule pour les membres de l’entourage et tous les usagers et patients lecteurs des forums :

    Ne nous laissons pas faire nous pouvons être aidants sans être complices.

    Croyez vous vraiment que la seule façon que nous ayons de les aider c’est d’attendre en silence qu’ils touchent le fond et qu’ils ressentent ou pas ce fameux déclic ?

    Allons-nous encore longtemps supporter en silence cette image archaïque de l’alcoolisme qui sert à justifier notre mise à l’écart des parcours de soins.

    Nous devons prendre conscience que la part la plus évidemment transmissible de cette maladie à l’entourage et à nos enfants, c’est la culpabilité savamment entretenue par ce silence catalyseur de nos détresses.

    Lisez ici l’ article et en particulier le paragraphe « une maladie familiale » qui me fait réagir et interpeller le système de santé. Il a été publié en 2007 dans une revue pour l’éducation à la santé.

    Et il met je crois en lumière les racines du mal :

    Les mots en co et parmi ceux-ci celui introduit dans l’article cité est le plus dégueulasse : co-alcoolique.

    A coup de « peut-être » et de « très souvent » la complicité de l’entourage devient une évidence jusqu’à nous décrire fréquemment pourvoyeurs « jusqu’à ce que mort s’en suive » ne laissant à nos enfants dans leurs futurs que le choix d’épouser une personne alcoolique pour expier nos fautes …

    Ne pas dénoncer ces propos, ne pas dire qu’ils sont le terreau de notre impuissance collective, est une ignominie.

    A chacun d’entre vous médecins, soignants je pose la question suivante :

    Etes-vous conscients que chacun de vos silences vis-à-vis de l’entourage fait de vous individuellement et collectivement des co-tortionnaires ?

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