A partir de quand la consommation d’alcool est-elle maladive ?

Le propre de la consommation d’alcool est qu’il s’agit d’un comportement normal qui peut devenir anormal si la quantité d’alcool bue augmente.

Il est difficile de fixer une dose-seuil ou une dose limite à partir de laquelle le buveur est considéré comme buveur excessif, alcoolique ou alcoolo-dépendant.

Très schématiquement, l’alcoolo-dépendance ou l’alcoolisme commence quand la quantité d’alcool ingérée est supérieure à ce que l’organisme peut supporter, oxyder ou métaboliser.

Une consommation supérieure à quatre «verres» d’alcool (vin, bière ou alcool fort) trois fois par semaine est dans tous les cas pathologique.

Cette notion de dose-seuil ou de dose maximale d’alcool est malgré tout discutable car elle ne tient aucun compte de facteurs individuels de tolérance et de sensibilité aux effets nocifs de l’éthanol.

Les effets d’une même ingestion d’alcool sur l’organisme sont variables d’un sujet à l’autre : l’alcoolémie (taux d’alcool dans le sang) induite par la prise d’alcool et le risque de dépendance varient selon le volume du corps, du poids,
des habitudes alimentaires et du caractère répété ou isolé de l’alcoolisation.

Les ingestions d’alcool en grande quantité, toujours nocives, sont particulièrement toxiques chez la femme enceinte, chez l’enfant et l’adolescent ainsi que chez le sujet âgé.

Être alcoolique, c’est bien sûr trop boire. Mais être alcoolique, c’est aussi «mal boire», dévier l’alcool d’un usage convivial intégré et heureux.

 

Etre alcoolique, c’est «souffrir de boire», psychiquement et physiquement, et «ne plus pouvoir ne pas boire».

L’alcoolique se trouve ainsi physiologiquement et psychologiquement dépendant de l’alcool éthylique. Repérer l’alcoolisme, chez soi-même ou l’un de ses proches revient donc moins à faire «avouer» la quantité d’alcool bue chaque jour ou chaque semaine, qu’à reconnaître, objectivement, les conséquences négatives de l’alcool sur sa santé physique et psychique, sa vie familiale sociale et professionnelle.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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