Glossaire

Vous trouverez ici un ensemble de définitions utiles pour mieux comprendre l’alcoolisme et la maladie alcoolique, il peut s’agir de définitions médicales, psychologiques ou encore physiologiques.

Astuce : pour rechercher un terme, faire CTRL+F et tapez dans le champ de recherche le mot dont vous souhaitez la définition. 

Abus : problèmes avérés parce que le patient consomme trop et trop vite lors des occasions de consommation.

Addiction : du latin addictum, ayant fait retour par l’anglais au français, ce  concept renvoie à l’esclavage par le corps, comme pour les serfs du Moyen-Age qui ne pouvaient plus payer leurs dettes. Il désigne donc le mécanisme général de comportements de recherche et d’autoadministration.

Addiction : (autre définition) : « Processus par lequel un comportement, qui peut fonctionner à la fois pour produire du plaisir et pour soulager un malaise intérieur, est utilisé sous un mode caractérisé par l’échec répété dans le contrôle de ce comportement et la persistance de ce comportement en dépit des conséquences négatives significatives ». L’addiction est une maladie du cerveau définie par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences nocives ; l’addiction nécessite des soins médicaux et/ou psychologiques.

Alcoolémie : taux d’alcool dans le sang. Elle s’exprime en gramme d’alcool par litre de sang.

Alcoolisation Ponctuelle Importante (API) : Une alcoolisation ponctuelle importante, traduction française du « binge drinking » anglo-saxon, est définie par la consommation de cinq verres et plus en une même occasion, dans un laps de temps relativement court. L’API est dite répétée si elle survient au moins 3 fois par mois et régulière au moins 10 fois.

Alcoolisme : L’OMS définit l’Alcoolisme comme suit : L’alcoolisme c’est la perte de la faculté de s’abstenir de boire.

Alcoolodépendance : « toute conduite d’alcoolisation caractérisée par la perte de la maîtrise de la consommation. L’usage avec dépendance ne se définit donc ni par rapport à un seuil ou une fréquence de consommation, ni par l’existence de dommages induits qui néanmoins sont souvent associés »

Alcoologie : associe l’étude des individus, de l’alcool et du milieu. L’alcoologie fait appel aux sciences humaines autant qu’à la biologie et à l’économie.

Binge Drinking : Ce terme anglais désigne une absorption d’alcool épisodique mais très importante (au moins 4 verres ou plus d’alcool en moins de deux heures pour une fille et 5 verres pour un garçon). En français, on parle de “conduite d’alcoolisation aiguë”, de “recherche d’ivresse” (ou, plus familièrement, de “défonce” ou de “cuite”).

Circuit de la récompense : Système fonctionnel fondamental des mammifères, situé le long du faisceau médian du télencéphale. Il est indispensable à la survie, car il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’actions ou de comportements adaptés, permettant de préserver l’individu et l’espèce (recherche de nourriture, reproduction, évitement des dangers…). Les différentes structures du circuit de récompense sont l’aire tegmentale ventrale (ATV), l’amygdale, le noyau accumbens, le septum et le cortex préfrontal (ajouter une image)

Conduites alcooliques : ensemble hétérogène de comportements dont le seul trait commun est l’usage excessif de boissons alcooliques, nocif pour la santé physique, mentale ou sociale du sujet, associé ou non à une alcoolo-dépendance psychologique et physique.

Consommation à risque : ici le problème est potentiel, comme dans la conduite automobile ou dans la grossesse. L’utilisation nocive pour la santé (CIM 10, OMS) entre aussi dans cette catégorie, avec la toxicité liée aux doses cumulées.

Consommation récréative : du point de vue purement addictologique, cette catégorie existe pour toutes les substances. On peut penser ici à la  courbe en «J» du risque de la consommation d’alcool où des faibles doses s’avèrent même favorables à la santé (pour le risque cardio-vasculaire).

Dépendance : Trouble le plus grave, avec symptômes psychobiologiques comme par exemple signes de sevrage si on diminue les doses et de tolérance si on les augmente.

Dopamine : Neurotransmetteur de la famille des catécholamines, précurseur de la noradrénaline, impliqué particulièrement dans le contrôle moteur, le système de récompense et les émotions. Cinq types de récepteurs ont été identifiés, de D1 à D5. GABA Acide γ-aminobutyrique, principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux. Il diminue l’activité des neurones sur lesquels il se fixe. Les récepteurs GABA sont probablement les plus nombreux dans le cerveau.

Myéline : Protéine constituant la gaine de protection de l’axone, de couleur blanchâtre. La myélinisation permet d’accélérer la vitesse de transmission de l’influx nerveux.

Neurone : Cellule du système nerveux spécialisée dans la communication et le traitement des informations. Elle comprend un corps cellulaire qui contient le noyau et comporte des ramifications, les dendrites, qui reçoivent l’information. L’information est transmise aux autres neurones par l’axone. Dendrites et axones entrent en contact avec les autres neurones par l’intermédiaire des synapses.

Neurotransmetteur :  Messager chimique libéré par les neurones; un neurone et sa terminaison synaptique sont identifiés par le neurotransmetteur qu’ils produisent et libèrent: par exemple, un neurone dopaminergique est un neurone qui libère le neurotransmetteur dopamine à hauteur de ses synapses.

Prémix : Les prémix (ou “pre-mix”) sont des boissons contenant 5 à 7 % d’alcool, mélangé à un soda très sucré. Prêts à l’emploi, ces produits ciblent directement les adolescents, qui apprécient pour la plupart leur saveur douce. Or, ce goût est trompeur : il masque celui de l’alcool et peut amener à boire de grandes quantités de prémix, créant un risque d’alcoolodépendance.

Sérotonine : Neurotransmetteur du système nerveux central impliqué particulièrement dans le sommeil, l’agressivité, les comportements alimentaires et sexuels, la dépression, l’anxiété, le contrôle moteur. La sérotonine se fixe sur les récepteurs 5-HT (hydroxy-tryptamine) dont il existe une dizaine de sous-types.

Usage à risque : conduite d’alcoolisation où la consommation est réputée dangereuse mais sans encore avoir de répercussion médicale, psychique ou sociale. Il existe un seuil fixé par l’OMS : pour les hommes, 210g d’alcool pur par semaine (21 verres standard par semaine, 3 verres standard par jour) et pour les femmes, 140g d’alcool pur par semaine (14 verres standard par semaine, 2 verres standard par jour), ou, quel que soit le sexe, à 40g d’alcool pur (4 verres standard) en usage ponctuel.

Usage nocif : conduite d’alcoolisation caractérisée par l’existence d’au moins un dommage d’ordre médical, psychique ou social induit par l’alcool, quels que soient la fréquence et le niveau de consommation, en l’absence de caractéristiques d’une dépendance à l’alcool.