Les 5 mesures 2018 du gouvernement pour lutter contre l’alcool au volant

Une alcoolémie illégale est en cause en 2016 dans plus de 1 000 accidents mortels, et concerne plus particulièrement les hommes et les jeunes conducteurs de 18 à 35 ans.

A un taux de 0,5g/l de sang, le risque d’accident pour un conducteur qui a bu est multiplié par deux par rapport à un conducteur sobre. Les alcoolémies les plus excessives sont les plus meurtrières : les 2/3 des accidents mortels liés à l’alcool se produisent avec des conducteurs dont l’alcoolémie dépasse le triple du seuil légal, soit 1,5g/l.

De ce fait, faire évoluer le seuil légal d’alcoolémie aurait un effet très limité sur l’accidentalité.

Le premier objectif du Gouvernement est d’inciter tous les usagers de la route à l’autoévaluation en leur offrant les possibilités de le faire. Le second objectif consiste à étendre l’usage des éthylotests anti-démarrage (EAD).

Inciter les usagers de la route à l’auto-évaluation de leur taux d’alcool 

– Supprimer l’obligation de détenir un éthylotest dans son véhicule. La faisabilité et l’efficacité de cette obligation ne sont pas avérées, c’est pourquoi le Gouvernement préconise d’autres moyens, plus pertinents, pour mettre à la disposition de tous des éthylotests qui ne risquent pas d’être hors d’usage. Échéance prévisionnelle 2018.

– Développer les partenariats avec les débits de boissons alcoolisées pour généraliser la mise à disposition d’éthylotests et le développement d’actions conjointes de prévention. Échéance prévisionnelle 2018.

– Généraliser la vente d’éthylotests à proximité des rayons de boissons alcoolisées dans tous les établissements de boissons à emporter. Échéance prévisionnelle 2019.

Favoriser l’usage de l’éthylotest anti-démarrage (EAD)

 

– Rendre obligatoire la pose d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) avec suivi médico-psychologique en cas de récidive d’infraction de conduite en état alcoolique. Échéance prévisionnelle : 2018.

– Donner la possibilité à un conducteur contrôlé avec un taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l dans le sang dont le permis a été suspendu par décision préfectorale de conduire pendant le temps de cette suspension à condition de ne conduire qu’un véhicule équipé d’un EAD, à ses frais. Échéance prévisionnelle : 2018.

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