Comment arrive-t-on à une consommation excessive d’alcool ?

Dans notre société, la consommation d’alcool est souvent banalisée.

Consommation Abusive d'Alcool

Beaucoup de gens n’ont pas conscience du fait que, consommé avec excès, l’alcool peut entraîner de très graves problèmes.

Nombreuses sont les personnes qui recherchent dans l’alcool des effets précis, comme, par exemple, un soulagement du stress ou de l’anxiété. (Alcool médicament)

En utilisant l’alcool de cette manière, on court un risque particulièrement élevé d’augmenter sa consommation.

Consommer de l’alcool peut aussi être une démonstration de virilité: nombre d’hommes considèrent comme positif de pouvoir prouver qu’ils «tiennent l’alcool».

Ce n’est pas parce qu’on «supporte bien l’alcool» qu’il ne nous fait pas de mal! C’est même plutôt un signe qu’un problème d’alcool se pose peut-être déjà.

Les hommes s’identifient souvent à leur activité professionnelle et les problèmes ou les soucis au travail peuvent contribuer à accroître leur consommation.

Chez les femmes, c’est plutôt le cumul des charges liées à l’activité professionnelle, aux tâches ménagères et à l’éducation des enfants, ou une tentative de remédier à leur souffrance psychique, qui peut conduire à une consommation problématique.

 

Les problèmes d’alcool

Les problèmes d’alcool ne commencent pas uniquement quand on en est devenu dépendant!

Une consommation excessive chronique augmente le risque de lésions physiques. Plus vous buvez, plus ce risque augmente, de même que le danger de devenir dépendant.

Pourquoi buvez-vous de l’alcool?

Les motifs de consommer peuvent également poser problème: une personne qui boit pour ressentir un effet déterminé (par exemple: se détendre, oublier ses problèmes), encourt un risque élevé de boire toujours plus et plus souvent.

Avez-vous déjà causé du tort à d’autres personnes après avoir bu, ou auriez-vous pu leur en causer – par exemple en conduisant sous l’effet de l’alcool?

Est-ce que votre consommation d’alcool a provoqué des pertes dans votre vie?

Une amitié qui s’est brisée, ou un retrait du permis de conduire par exemple, sont des signes que quelque chose ne va plus.

Voici quelques conseils qui peuvent vous permettre de diminuer votre consommation d’alcool.

  • Étanchez votre soif en buvant des boissons sans alcool. Vous évitez ainsi de boire trop d’alcool en peu de temps.
  • Buvez lentement! Comme ça, vous boirez moins.
  • Fixez-vous pour règle de consommer au moins une boisson sans alcool après chaque verre d’alcool.
  • Définissez vous-même votre rythme de consommation. Ne vous laissez pas gagner par celui des autres.
  • Finissez toujours votre verre avant de vous faire resservir.
  • Cela vous permet de mieux estimer la quantité consommée.
  • Et: abstenez-vous de boire de l’alcool quand vous êtes de mauvaise humeur.

L’alcool ne résout pas les problèmes ! (la célèbre citation : « L‘alcool ne noie pas les problèmes, car ils savent nager !« )

Les trucs suivants peuvent aussi vous aider :

Evitez les situations où l’on vous incite à boire.

Pratiquez des activités et des hobbys qui vous intéressent.

Veillez à avoir un mode de vie équilibré: cherchez une compensation aux charges de la vie quotidienne.

Parlez à d’autres de votre intention de consommer moins d’alcool.

Vous pouvez essayer par vous-même de réduire votre consommation. Mais vous pouvez aussi chercher une aide professionnelle auprès d’un centre spécialisé.

Où commence la dépendance ?

On ne devient pas dépendant de l’alcool du jour au lendemain; c’est un processus qui se développe généralement sur plusieurs années, voire sur plusieurs dizaines d’années.

Le passage d’une consommation à faible risque à une consommation problématique puis à une dépendance est progressif et ne dépend pas d’une quantité d’alcool consommée.

En Suisse par exemple, on estime qu’il y a environ 250’000 personnes qui souffrent d’alcoolo-dépendance, dont les signes sont les suivants:

  • ne plus pouvoir renoncer à boire de l’alcool,
  • ne plus arriver à contrôler sa consommation,
  • augmentation des doses (apparition d’une tolérance),
  • symptômes de manque en cas d’arrêt ou de réduction de la consommation,
  • désintérêt pour d’autres activités,
  • poursuite de la consommation malgré des conséquences dommageables.

Il n’est pas nécessaire que tous ces critères soient réunis pour parler d’une dépendance à l’alcool.

Ai-je un problème d’alcool ?

Avez-vous déjà eu le sentiment que vous devriez réduire votre consommation d’alcool?

Vous est-il arrivé d’être irrité parce que d’autres personnes critiquaient votre manière de boire?

Avez-vous déjà éprouvé des remords à cause de votre consommation d’alcool?

Vous est-il déjà arrivé, en vous réveillant le matin, de commencer par boire de l’alcool pour vous calmer nerveusement ou faire passer votre gueule de bois?

Si vous répondez affirmativement à une de ces questions, c’est un signe que vous pourriez avoir un problème d’alcool.

Si vous répondez oui à deux d’entre elles ou plus, vous souffrez probablement d’un problème d’alcool.

Qu’en pensez vous ? envie d’en débattre ? n’hésitez pas à vous exprimer en laissant des commentaires ci-dessous.

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